19 septembre 2008
Arménie : Les médiateurs poussent au règlement du conflit du Karabakh
armenialiberty
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Traduction Gérard Merdjanian - commentaires
Ce qui ressort de ce balai diplomatique c’est que la diplomatie turque est plus active que jamais.
On la savait efficace, une nouvelle preuve nous en est donnée avec le retournement des coprésidents du groupe de Minsk.
Vue que la Russie n’est plus en ‘odeur de sainteté’ dans le camp Occidental, et que le voyage du président Gül a quasiment enchanté tout le monde, il était normal que la Turquie avance son pion : Intervenir dans la résolution du conflit du Karabakh.
Que des diplomates aguerris, comme le sont les coprésidents du groupe Minsk, tombent dans un piège aussi grossier, est pour le moins surprenant.
En effet, la Turquie maintient sa frontière avec l’Arménie fermée depuis 15 ans, refuse d’établir des relations diplomatiques avec elle, demande le retrait des forces arméniennes du Karabakh conformément à l’intégrité territoriale de l’Azerbaïdjan, l’écarte de tous les projets de transports régionaux et traîne un contentieux vieux de 93 ans avec les Arméniens du monde entier.
Comment voulez-vous dans ces conditions qu’on n’ait pas des doutes sur les ‘bonnes’ intentions de médiation de la Turquie ? C’est comme prendre un loup pour garder le troupeau, en l’occurrence un loup gris.
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Un diplomate français espère que l’Arménie et l’Azerbaïdjan vont se rapprocher pour trouver une solution au long différend sur le Haut-Karabakh, faisant suite aux efforts des négociateurs internationaux pour une rencontre entre les ministres des Affaires étrangères, à New York d’ici la fin du mois.
Bernard Fassier partage cette vision, et il en a fait part lors d’une conférence de presse mercredi soir à Erevan, en résumant ses rencontres avec les dirigeants de l’Arménie et du Karabakh.
"Après la réunion des deux ministres des Affaires étrangères et l’élection présidentielle en Azerbaïdjan en Octobre, nous devons également penser à organiser une réunion entre les deux présidents", a déclaré le coprésident français du Groupe de Minsk de l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE).
Le Haut diplomate a ajouté qu’une réunion des ministres des Affaires étrangères pourrait se tenir en marge de la prochaine session de l’Assemblée générale des Nations Unies.
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Au cours de sa conférence de presse, Bernard Fassier a balayé d’un revers de main les spéculations selon lesquelles les efforts de la Turquie pour aider au règlement du différend Arméno-Azéri pourraient torpiller le cadre du Groupe de Minsk.
"Vue que la Turquie est également l’un des 12 États membres du Groupe de Minsk de l’OSCE, ses efforts visant à fournir une assistance pour le règlement du conflit du Karabakh ne représentent pas un changement du cadre des négociations. Nous faisons plusieurs fois par an un rapport sur les progrès réalisés à l’ensemble des membres, et au cours des trois ans et demie de ma coprésidence, la Turquie a toujours fait preuve d’une approche constructive, en appuyant le travail des trois coprésidents du Groupe de Minsk", a-t-il précisé.
Le diplomate français a également déclaré que, bien que le cadre du processus de paix du Groupe de Minsk demeure inchangé : "toute proposition visant à soutenir les négociations, en particulier en provenance de la Turquie, est souhaitable et bienvenue. Les trois pays coprésidents sont heureux de voir que les relations entre l’Arménie et la Turquie semblent entrer dans une phase de normalisation".
L’émissaire français devait se réunir avec son homologue américain Matthew Bryza dans la capitale azerbaïdjanaise Bakou jeudi soir et continuer les négociations avec les dirigeants azéris, vendredi.
Dans le même temps, le coprésident américain a tenu des réunions similaires à Bakou avec les dirigeants azerbaïdjanais. Il aurait, lui aussi, défendu le fonctionnement du Groupe de Minsk "en dépit des problèmes de relations avec la Russie".
"Certains problèmes dans les relations avec la Russie sont observés aujourd’hui, mais je pense que ces problèmes disparaîtront après que Moscou commencera à mettre en oeuvre l’accord signé avec le président de la Géorgie", a déclaré Bryza, selon l’agence de presse azérie APA.
"Nos amis d’Ankara ont dit qu’ils voulaient aider le Groupe de Minsk de l’OSCE. La Turquie peut apporter sa contribution au processus de paix et aider l’Arménie à assouplir sa position".
Ruben Meloyan - armenialiberty
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