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To: gostan-zarian group
Friday, June 26,
a fascinating story!
Un jour, dans un café arménien du quartier arménien de Toronto entre un Noir. Il sapproche du juke-box, sort une pièce de sa poche, lintroduit dans la fente et appuie sur un bouton. Aussitôt, le café se met à résonner du chant bien connu des Arméniens : Grounk, dédié à la grue cendrée. Les clients arméniens esquissent un sourire moqueur à lidée que le Noir sest trompé de bouton. Le disque terminé, le Noir retire une autre pièce de sa poche, lintroduit dans la fente, appuie sur un bouton. Et aussitôt, pour la seconde fois, le café se met à résonner du chant bien connu des Arméniens, etc. Cette fois, intrigués les clients arméniens se lèvent et viennent entourer le Noir. « Il vous plaît ce chant-là, lui demandent-ils ? Et pourquoi ? Racontez un peu. » Le Noir les regarde, perplexe, et leur répond : « Vorohedev, yéss Hay ém. » (Parce que je suis arménien). Et le voilà qui raconte son histoire de long en large devant les yeux écarquillés des clients arméniens du café arménien de ce quartier arménien de Toronto, disant quil est un haut fonctionnaire travaillant dans une administration au Pays-Bas. Puis avisant, le patron du café, il continue : « Dailleurs, si vous passez par Amsterdam, je vous invite à me rendre visite. » Des mois passent, un jour le patron du café arménien du quartier arménien de Toronto et sa femme se trouvant au Pays-Bas, sonne à la porte du Noir. Ils sont accueillis par une magnifique femme blonde, deux garçons métis et le haut fonctionnaire. Ils passent une agréable soirée. Les deux Canadiens prennent congé, et tandis quils séloignent, ils entendent la femme blonde de lArménien noir lui dire, étonnée : « Mais tu ne mavais jamais dit quil y avait des Arméniens blancs ? »
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Cette histoire vraie est un effet de la grande Histoire, quand des Arméniens établirent les premiers contacts avec lEthiopie au Moyen-Age, et surtout quand ils sy installèrent après le génocide de 1915, grâce à la protection du Roi des Rois Haïlé Sélassié. Elle ne dit pas que les enfants métis parlaient larménien ni que lépouse blanche, en vacances en Ethiopie chez ses beaux-parents, nayant de contacts quavec des Arméniens noirs, nétait pas mesure de penser quil existait dautres types dArméniens. Lhistoire ne va pas plus loin, mais on nose pas imaginer ce quelle aurait donné si lépisode du café sétait passé en Arménie.
*P.S. Le récit de cet Arménien noir, rapporté par Serge Avédikian, Arménien blanc, vous a été raconté par Denis Donikian, Arménien gris.
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