Question à Prof. Durand: Je n'ai pas lu la réponse de J-P Toussaint jusqu'à aujourd'hui quand j'ai regardé les correction de grammaire que vous avez faites sur mon dernier écrit. Je sais que la discussion est fermée à compter de mercredi dernier, mais est-ce qu'il est possible de demander une autre question à J-P Toussaint parce que je pense qu'il a mal compris mon idée que l'histoire peut être lue comme une fantaisie (pas une fiction) ?
MESSAGE POUR LE FORUM
Depuis toujours, je me comme une optimiste, alors j'ai assez de difficulté à lire le roman Extension du Domaine de la Lutte. Je trouve que c'est un livre noir et pessimiste, en fait c'était le type d'écrit que je n'aime pas lire, mais en même temps, je peux avoir de l'admiration pour le style d'écriture. Pendant que je lisais le roman, j'étais confuse par l'organisation des relations et des événements - la camaraderie entre Tisserand et sa mort tragique en voiture, l'incident avec le couteau et les pensées d'homme. A la fin du livre j'avais l'impression que j'étais prise dans le voyage de la progression d'une personne qui souffre de la crise de la cinquantaine. Lui-même a dit dans le texte quelque chose en lien avec mes pensées « J'ai l'impression qu'il me considère comme un symbole pertinent de cet épuisement vital. Pas de sexualité, pas d'ambition; pas vraiment de distraction, non plus (32). »
D'une façon ou d'une autre, chaque personne trouve qu'il est dans un non-lieu qu'il avait aidé à construire. Il pense que personne ne l'aime, que s'il n'était pas là à ce moment il ne manquerait à personne, que ses désirs ne peuvent pas être satisfaits. C'est une période qu'on entend beaucoup dans les actes comiques, on les lit dans les livres, les bandes dessinées, mais on lit ou voit seulement le côté drôle - les épisodes de panique, les changements extrêmes ou les idées folles. Dans ce livre on voit le côté noir. Le trou dans lequel il est tombé n'était pas rigolo, pas du tout. Je crois que le livre suit le chemin pour sortir de la mentalité foncée, il nous donne la conviction que nous pouvons nous trouver nous-mêmes, mais nous avons besoin de visiter des lieux obscurs de notre personnalité avant de pouvoir partir en vélo, contents. Enfin je trouve que l'idée que ce sont des non-lieux que nous construisons est intéressante, profonde et qui fait réfléchir.
Est-ce que les autres ont la même impression, la même relation entre les non-lieux et le livre ?