philosophique, à mon avis. J'ai eu la même impression que la psychiatre vers la fin du livre « vous êtes trop dans l'abstrait. » p. 147.
Heureusement pour moi, c'est plus facile de parler d?un livre que je n'aime pas !
Comme lecteurs, nous apprenons les événements du roman depuis les pensées du protagoniste. L'histoire du roman se déroule dans beaucoup d'endroits qui représentent bien l'idée d'un non lieu : les bars, les discothèques, les gares, et les endroits de travail (les entreprises). Ce sont des endroits sans identité (personnelle), sans signification historique, et avec un manque de liens culturels. Surtout, dans le roman, ce manque d'identification est renforcé dans les missions du travail du protagoniste.
Je trouve que c'est un peu ironique que le protagoniste travaille dans l'informatique. Son boulot est d'informer les gens au sujet des logiciels pour faire une connexion entre les gens (ou les entreprises), mais le protagoniste lui-même est complètement détaché du monde.
Aussi, les événements du roman existent dans la tête du narrateur. Donc, même s'il y a plusieurs scènes dans le livre qui se passent dans les endroits, (bien sûr nous pouvons les appeler les non-lieux), c'est aussi possible que le protagoniste lui-même représente un « non-lieu ». Les lecteurs ne connaissent pas son nom, son passé, sa famille ; en gros, on ne connaît rien de lui que nous pouvons utiliser pour le « placer » dans un contexte personnel, historique ou culturel.