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Pascale Acocella (no login) Posted Feb 20, 2005 8:37 PM
Ce qui m’a le plus marquée dans le film c’est l’annihilation de l’être humain (chacun des employés de Medic Hall) par un seul autre être humain (Mr. Jalabier), de le déposséder de son entité pour le réduire à un vulgaire numéro qu’on peut jeter et se débarrasser quand on n’en a plus besoin.
Le film apparaît être comme un jeu tel un jeu de cible - une à une les têtes tombent - comme le montre la photo du groupe d’employés que l’on voit périodiquement avec les têtes découpées laissant des trous. L’individu est dépouillé de toute dignité ce qui le pousse à partir de son bon “gré ou de force”. Seul Pierre Vierson (je ne suis pas sûre du nom exact) tient tête et réussit à licencier “l’agresseur”, victoire que l’on peut considérer comme un exploit parce que dûe seul à sa tenacité et sa force de caractère malgré toutes les humiliations qu’il doit essuyer.
Ironiquement Mr. Jalabier n'est aussi qu'un numéro au bout du compte car il est vite déchu de son autorité quand il s'avère qu'il n'est pas capable de tenir ses promesses et les termes de son "contrat". Il n'est pas non plus exempté de répercussions fâcheuses comme sa maladie de peau infligée par le stress. Personne n'est immunisé.
Malgré le pessimisme qui règne tout au long du film, celui-ci se termine sur une note d’optimisme avec le gros plan de Pierre Vierson sur écran télé que les dirigeants du groupe Medic Hall essaient d’analyser pour en tirer des leçons, semble-t-il. Fabrice Cazeneuve veut peut-être nous montrer par le biais du protagoniste qu’il ne faut pas sous-estimer le pouvoir d’un seul individu face à une tâche qui paraît impossible à réaliser d’un premier abord. Ici dans ce film, le nombre ne fait pas la force contrairement au film de Laurent Cantet Ressources humaines.
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