J’ai beaucoup aimé ce livre de Benoît Duteurtre. Je me suis tout à fait identifiée avec le personnage principal et ses nombreux problèmes avec la technologie. Même s’il le décrit comme un homme important qui voyage beaucoup pour son travail et qui croise des stars dans les soirées parisiennes, la vérité, c’est qu’il est complètement nul avec la technologie. Aujourd’hui notre société regarde les avances technologiques comme les sauveurs de nos vies. Avec la nouvelle technologie chacun peut avoir une vie plus facile, plus rapide et bien sûr plus efficace. Mais est-ce vrai ? Ce livre découvre l’ironie de cette histoire de la technologie, et tout commence avec la perte d’un « téléphone mobile extrêmement perfectionné. »
On est devenu complètement dépendant de la technologie. Après quelques secondes sans son téléphone le personnage principal commençait à se demander « combien d’amis, de correspondants, d’employeurs potentiels essayaient déjà de me joindre et s’étonnaient de ne pas me trouver ? » Mais notre personnage principal se trouve dans les situations frustrantes dans ce livre à cause de sa dépendance de la technologie. Les problèmes, par exemple, avec sa « carte premier, » son Internet et un mot de passe, le code d’entrée à son bâtiment, et aussi les problèmes avec le service clientèle.
Les scènes qui me faisaient beaucoup rire sont celles du labyrinthe et du mot de passe. Elles ne sont pas des exagérations, mais les choses qui se passent tous les jours dans la vraie vie. J’ai entendu les voix du « cyborgs » quand j’étais en train de lire les paragraphes expliquant le labyrinthe du service clientèle qui finit toujours avec la phrase « je ne pouvais rien faire pour toi » dans le cas du personnage principal. Et c’est vrai que toutes les choses demandent un mot de passe aujourd’hui . . . comment peut-on se souvenir de tous nos mots de passe ?
Le personnage principal vit sa vie en pensant qu’il est toujours une victime de la technologie et je crois que la citation de Dominique Delmare à la fin de l’histoire lui donne une nouvelle perspective sur sa vie. « Vous vous sentez persécuté par les machines parce que vous ne savez pas vous en servir. Me je vous rappelle que personne ne vous oblige à les acheter »