ça me fait toujours bizarre, quand on me dit "style" et "histoire" - c'est 2 catégories qu'on n'utilise plus, nous, au moins depuis quelques textes majeurs comme "L'Ere du soupçon" de Nathalie Sarraute
il y a se coltiner le réel et savoir comment il déforme la phrase et la langue qui le disent, et comment de cet écart ou cet obstacle on peut retrouver le récit, la poétique
il n'y a donc pas d'histoires, plutôt d'abord le dénombrement de "figures", et pour chacun des mini chapitres l'idée était de tester une technique de narration particulière, parce que le livre devait figurer dans une collection de roman pour adolescents, largement utilisée par les enseignants
bien sûr, c'est dans la littérature américaine que nous avons appris le "road movie" littéraire - Kerouac bien entendu, mais j'aime bien aussi "En route pour Gabriola" de Malcolm Lowry
et dans Faulkner le laboratoire où tout cela s'invente, dans Light of August ou Pylone