Comme Stephany Joaquim a remarqué, il y a des parallèles entre Stupeur et tremblements et le film De Gré ou de Force. Dans ces deux oeuvres il s’agit des protagonistes aimables qui sont en train d’être abusés par leurs supérieurs. Pour des raisons personnelles, ils ne quittent pas leurs postes comme le ferait la plupart des gens à leur place. Au contraire, ils décident d’y rester, dans le cas de Vincent, jusqu’à ce qu’il trouve un nouveau poste et dans le cas d’Amélie, jusqu’à la fin de son contrat. Bien qu’on les traite comme des non-personnes, ils persévèrent grâce à leur force de caractère. Dans le cas de Vincent, je crois que sa fortitude vient aussi du fait qu’il a des enfants à charge. Dans le cas d’Amélie c’est qu’elle ne veut pas perdre la face. En plus, elle a une vie avec des amis en dehors de la compagnie Yumimoto et elle écrit des manuscrits pendant son temps libre, donc peut-être que sa fortitude vient aussi du soutien de ses amis et de l’expression de sa propre créativité dans l’acte d’écrire. En tout cas, à la fin, ces deux personnages triomphent. On voit aussi que leurs persécuteurs sont aussi des victimes. Nothomb et Cazeneuve nous montrent le côté humain de Fubuki et de Jalabier, si désagréables qu’ils soient.