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F. Cazeneuve, De gré ou de force

January 26 2005 at 3:24 PM
Alain-Philippe Durand  (Entrer adurand)
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Discussion du film de Fabrice Cazeneuve, De gré ou de force, à partir du 17 février 2005.

 
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Ide Motherway
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Le film de Cazeneuve

February 17 2005, 10:19 AM 

Ce film me plait bien. L’intrigue est intéressante, mais comme les autres films qu’on a vus, je pense que ce film est une réflexion de l’absurde dans la vie !
A mon avis, ce film symbolise l’existence de la concurrence dans la société d’aujourd’hui. Il s’agit de l’importance de l’agression sur le lieu de travail.
De plus ce film traite de sujets qui peuvent être cachés dans l’entreprise – la femme qui est dans un état mental fragile.
Je n’ai pas aimé le personnage de Monsieur Jalabier – à mon avis il représente chaque chose négative et malhonnête dans le monde des affaires.



    
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Stefany Joaquin
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La réalité du bureau

February 21 2005, 11:41 AM 

La réalité se présente fortement. Mais le personnage de M. Jalabier, j’espère qu’il représente quelqu’un au-delà de la réalité, une figure extrême des aspects non-humains dans la société d’aujourd hui. Le bureau sans fenêtre, ça capture physiquement l’isolement possible d’un individu dans les non-lieux qui n’a pas une vision ni un rapport signifié avec les autres. Chaque personne qui occupait cet espace m’apparaît seule dans la lutte contre la vie. Il est bizarre qu’un livre de règles avait le pouvoir de controler toutes les actions des personnages dans le bureau. Par exemple, pour éviter la tâche de préparer une tasse de café pour M. Jalabier, on doit référer au livre des règles qui dit qu’il n’est pas exigé de faire les tâches qui ne sont pas dans la description de travail. Mais le livre montre le manque d’humanité et la neccessité d’avoir la protection des gens en général.

Les problèmes physiques de M. Jalabier montre le fait que nous ne connaissons pas toujours la réalité cachée des personnes. Pour lui, le bureau forme son identité mais pour les autres, le bureau a le pouvoir de détruire l’identité. C’est un espace qui menace la liberté personnelle. Peut-être que pour M. Jalabier, le bureau n’est pas un non-lieu.

J’aime ce film pour sa qualité personnelle. Les personnages sont réalistes et les sujets sont vraiment humains.


    
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Gabrielle Murphy
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L' étude de cas

February 20 2005, 9:57 AM 

Pendant tout le temps que je regardais le film je n?ai pas arrêté de penser à l'un des sujets de la classe, l?idée d?une étude de cas. Je trouve qu?il y a plusieurs allusions à une expérience. Le premier est la méthode comment Monsieur Jalabier a essayé avec persistance de trouver les faiblesses des personnes; il a été un instigateur jusqu'au point de rupture. Il s'est conduit comme un scientiste, il a fait des recherches sur l?histoire de chaque personne, il a essayé plusieurs façons de provoquer chaque personne et finalement a documenté l?aboutissement avec une empreinte sur les photos. Les moments dans la chambre d?isolation sont évocateurs d?une tentative de trouver combien de jours une personne peut passer neuf heures toute seule à ne rien faire sans une dépression nerveuse ou devenir folle, et les petites tâches sont comme de petites études servant à voir si une personne peut les faire tout en demeurant droite. La deuxième allusion à une expérience était quand M. Jalabier était chez le médecin et il lui a demandé s?il voulait venir à son cours de médecine pour montrer sa peau à tout le monde. Il avait plusieurs maladies de la peau ; le docteur a remarqué en plus qu?il était comme (je ne peux pas me souvenir de la citation entière!) une étude de cas médicale. La troisième allusion était à la fin, quand l?homme a regardé la vidéo de Vincent.

Question : A la fin, l?homme qui a regardé la vidéo, était-il l?homme de l?entreprise qui était dégoûté avec les méthodes de M. Jalabier et a démissionné ? J?ai mal compris la fin aussi : Est-ce que Vincent est à l?hôpital ou dans un asile de fou ?


    
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Pascale Acocella
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Réflexions sur le film De gré ou de force Fabrice Cazeneuve

February 20 2005, 8:37 PM 

Ce qui m’a le plus marquée dans le film c’est l’annihilation de l’être humain (chacun des employés de Medic Hall) par un seul autre être humain (Mr. Jalabier), de le déposséder de son entité pour le réduire à un vulgaire numéro qu’on peut jeter et se débarrasser quand on n’en a plus besoin.
Le film apparaît être comme un jeu tel un jeu de cible - une à une les têtes tombent - comme le montre la photo du groupe d’employés que l’on voit périodiquement avec les têtes découpées laissant des trous. L’individu est dépouillé de toute dignité ce qui le pousse à partir de son bon “gré ou de force”. Seul Pierre Vierson (je ne suis pas sûre du nom exact) tient tête et réussit à licencier “l’agresseur”, victoire que l’on peut considérer comme un exploit parce que dûe seul à sa tenacité et sa force de caractère malgré toutes les humiliations qu’il doit essuyer.

Ironiquement Mr. Jalabier n'est aussi qu'un numéro au bout du compte car il est vite déchu de son autorité quand il s'avère qu'il n'est pas capable de tenir ses promesses et les termes de son "contrat". Il n'est pas non plus exempté de répercussions fâcheuses comme sa maladie de peau infligée par le stress. Personne n'est immunisé.

Malgré le pessimisme qui règne tout au long du film, celui-ci se termine sur une note d’optimisme avec le gros plan de Pierre Vierson sur écran télé que les dirigeants du groupe Medic Hall essaient d’analyser pour en tirer des leçons, semble-t-il. Fabrice Cazeneuve veut peut-être nous montrer par le biais du protagoniste qu’il ne faut pas sous-estimer le pouvoir d’un seul individu face à une tâche qui paraît impossible à réaliser d’un premier abord. Ici dans ce film, le nombre ne fait pas la force contrairement au film de Laurent Cantet Ressources humaines.


    
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Achille
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un film totalement absurde!

February 21 2005, 11:33 PM 

DE GRE OU DE FORCE

Un film original et intéressant qui présente l’absurdité sur le lieu du travail. J’étais presque forcé de suivre et d’analyser les actions de tous les personnages de ce film pour rationaliser l’intrigue. Sans préavis neuf employeurs sont au chômage, c’est un sujet qui existe aujourd’hui surtout dans les grande entreprises ou on essaye toujours d'économiser. L’absurde existe dans ce film parce que l'entreprise GFI, qui fait tout pour éviter l’indemnité de licenciement, décide d'embaucher un professionnel, Jalabier, qui est responsable pour pousser les employés à la démission. Les personnels de medic hall sont vraiment victimes de leur entreprise.


    
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Elizabeth Wilson
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De gré ou de force

February 22 2005, 1:05 AM 

J'ai beaucoup aimé ce film. Ce n'était pas une histoire ni legère ni toujours agréable à regarder, mais l'intrigue et surtout le conflit étaient bien développés et intéressants. Je l'ai trouvé facile à identifier avec les personnages. Le protagoniste est sympa, honnête, il travaille bien, il aime ses enfants. Il y avait des petits regards dans la vie personnelle de chaque personnage, et je crois que c'est comme ça qu'ils ont gagné leur propre identités. En fait, je crois que ce film est intéressant dans la notion des "non-gens". Dans l'entreprise et même Monsieur J. (je veux dire le méchant, pardon, j'ai oublié son nom) traitent des employés comme des objets. L'un est exactement comme l'autre, ils n'ont pas de vraie signification, ils sont complètement disponibles - ils sont des non-gens. Monsieur J., il collectionne des personnes comme des papillons encadrés. Il est toujours seul, il n'a pas d'amis, il n'est pas bien aimé en général, et il n'est pas heureux. En plus il est très laid, il a des maladies sévères et dégoûtantes, et il a des habitudes bizarres. Ses maladies montrent qu'au moins ses actes cruels lui coutent quelques choses de sa vie. Mais quand même, il est une non-personne.

Mais, de l'autre côté, le point de vue des travailleurs est complètement le contraire. Ils ont des rapports personnels et ils ont des familles et des amis. Ils s'identifient comme des individus distincts. Mais, à la fin, je crois que Monsieur J. a tellement empoisonné le protagoniste qu'il a commencé à devenir une non-personne lui-même. Je crois que c'est peut-être un peu comme le cercle de violence.

J'ai bien compris les sentiments du frustration et d'outrage. Après avoir regardé le film, je suis rentrée chez moi d'assez mauvaise humeur parce que j'étais tellement en colère avec les chefs qui ont autorisé cette torture. Leur lâcheté m'a fâchée. J'avais aussi un sentiment d'inutilité et même de culpabilité car je ne pouvais rien faire pour aider les travailleurs.


    
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Joseph Caldwell
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De force probablement

February 22 2005, 1:51 AM 

Ce film est un drame avec le thème connu d’un patron autoritaire. L’aspect absurde de ce film est l’extrémité des règles et de l’abus que M. Jalabier utilisait envers ses employés. Il y avait, bien sur, le motif de forcer les employés à démissionner.

A mon avis le lieu de travail était pire qu’un non-lieu. Il n’y avait pas de circulation humaine ou même de circulation de l’air à cause d’un manque de fenêtres. C’était presque comme un cachot.

C’était impossible d'aimer le personnage de M. Jalabier. Il avait trop de haine, et il avait l’intention corrompue. Le fait qu’on hait naturellement le personnage de M. Jalabier est un crédit à mettre au jeu de l’acteur Philipe Duclos.

Même si M. Jalabier était presque la seule source du conflit dans ce film et le fait que sans M. Jalabier il n’y avait pas d'histoire intéressante, c’était clair que Vincent était le protagoniste dans ce film. On voit tous les aspects de sa vie - ses enfants, ses amies. Et on voit qu’il y avait un conflit central entre Vincent et M. Jalabier – cela a commencé avec la dispute de l’utilisation du téléphone au bureau. Le personnage de M. Jalabier n’a pas changé sensiblement dans le film. Mais le personnage de Vincent a beaucoup changé particulièrement près de la fin quand il a appris par cœur les règles du bureau et il les utilisait contre les intentions de M. Jalabier pour s’amuser.


    
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Heidy Tavarez
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Il y a un point qu'on ne peut pas dépasser

February 22 2005, 11:44 AM 

J'ai pensé que ce film était intéressant. Jusqu'au moment où M. Jalabier est allé au bureau du médecin, mon impression de lui a changé. J'avais un peu de compassion pour lui. Pendant tout le film on voit cet homme d'affaires qui n'a aucun remord pour les situation des autres. M. Jalabier est juste là pour les choses d'affaires. L'acteur qui a joué le rôle de M. Jalabier a fait un trés bon travail en montrant son caractère. Alors, comme j'ai dit, mon impression de M. Jalabier change parce qu'on peut noter que sa manière de se comporter contre les autres l'affecte physiquement. Je ne me souviens pas comment s'appelle la maladie qu'il avait, mais ça montre que ce n'est pas lui qui aime se comporter comment il l'a fait. C'est l'environnement où on se trouve qui a forcé M. Jalabier d'être comment il est. En même temps, la scène où Charles et ses enfants sont à la fête de noël de l'entreprise, je ne sais pas si c'était à cause de M. Jalabier que les enfants n'ont pas reçu de cadeaux, mais à ce moment je l'ai détesté parce qu'il a fait ça. C'est une chose s'il doit se comporter assez froidement et impoli envers les travailleurs, mais son attitude ne doit pas atteindre les innocents (les enfants, la famille, etc.) Là, il a dépassé les bornes.


    
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Pascale Delaunay
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Question

February 22 2005, 12:07 PM 

Ma réaction immédiate après avoir vu le film était la confusion. Est-ce que quelqu’un peut me dire si le travail pour lequel Vincent est considéré à la fin du film est le même travail que M. Jalabier faisait ? Si oui est-ce que les spectateurs du film devront sentir un peu de sympathie pour M. Jalabier, parce que son voyage à son poste actuel pourrait être semblable à celui de Vincent.

La tonalité du film était sans doute noire. Je sais que je devrais m’allier aux employés, et en gros je le fais, mais je ne peux pas complètement détester M. Jalabier. Après tout il faisait seulement son boulot, un travail horrible pour n'importe qui doit le faire, mais c'était quand même son travail. Ainsi plutôt que d'etre fâché avec lui et le blamer, j'ai choisi de blâmer les deux qui l'ont embauché. Ce sont eux qui ont voulu libérer injustement ces employés.


    
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Tyler Kane
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La fin du film

February 23 2005, 1:45 PM 

Je pense que le travail pour lequel Vincent était un candidat à la fin du film n'était pas le même type de travail que celui de M. Jalabier. Mais, je pense que dans cette scène, c'était le même homme qui, au commencement du film, était un membre de l'équipe de management qui n'était pas d'accord de permettre à M. Jalabier de forcer les gens à quitter leur travail. A mon avis, cet homme dans la scène finale a dit que Vincent serait un bon candidat pour le travail parce qu'il possède la puissance, la détermination, et l'intelligence d'avoir gagné le jeu que M. Jalabier jouait. Mais c'est seulement une opinion.

Je pense que peut-être l'un des buts du réalisateur du film était de montrer l'absurdité de la vie- mais aussi, l'absurdité du gouvernement. Bien que nous pensions tous que les conditions de travail de ces gens étaient absolument horrifiques et contre la loi, c'était la loi qui, dans un sens, a permis ces conditions. Peut être que le réalisateur voulait aussi remarquer l'inutilité de l'union et aussi des avocats. Les deux ont compris les jeux de M. Jalabier mais ils n'y pouvaient rien. A la fin, c'était Vincent, lui-même qui pouvait résoudre cette situation.


    
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Leonarda Vernon-Lee
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Beaucoup de force

February 22 2005, 12:38 PM 

Je crois que le film <<De gré ou de force>> représente ce qui se passe dans les politiques du travail surtout dans la gestion (management) et d'une certaine manière il représente ce qui se passe dans la société. Dans le film le <<faux>> nouveau directeur de la compagnie, Monsieur Jalabier doit être très aggressif quand il fait son travail: virer des employés pour que leur entreprise puisse en profiter. C'est très intéressant que son travail est de licencier les autres. Il était une personne de sang froid qui avait perdu sa sensibilité. Il n'avait pas d'âme. Il traitait les employés comme des objets ou des nombres que devaient être réduits. Mais comme les personnes qu'il forçait tous les jours à quitter leur travail, il ressentait aussi du stress- tension intense -qui se manifestait par des symptômes somatiques comme l'eczema qu'il avait dans la plupart de son corps. C'est dommage qu'au début du film l'un des personnages devient comme Monsieur Jalabier (à mon avis). On voit quand le film se ternime que le jeune homme aves les deux enfants sollicite un poste dans une compagnie. Je crois que c'est un poste commme le poste que Monsieur Jalabier avait. La dernière phrase qui reste dans ma tête est ce que l'interviewer avait dit (la raison pour laquelle il voulait l'engager)- <<Il est buté>> --buté comme Monsieur Jalabier.


    
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Stacey Haag
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De gré ou de force

February 22 2005, 7:46 PM 

Ce film était intéressant. C'était à l'extrême de l'absurdité. Au début, mon impression de Jalabier était qu'il est méprisable. Toutes les choses qu'il a fait aux travailleurs étaient méchantes. C'est comme s'il n'avait pas de coeur. La scène de la soirée de Noël c'était dégoûtant ce qu'il a fait pour les enfants de l'homme qui est responsable pour la comptabilité dans le département de Médic Hall.

La fin du film était étonnante. Ca me fait penser à tous les personnages qu'on a lus et vus qui étaient malheureux. Cet homme était complètement misérable. Ca me fait changer d'avis parce qu'à ce moment j'ai réalisé que cet homme était comme tous les autres. Il courait aussi le risque d'être licencié. Il ne pouvait pas faire son boulot, qui était de licencier les gens. Il voulait que ces hommes quittent leurs postes. Son job l'a rendu malade comme tous les autres employés avec lesquels il travaillait.


    
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Mansour Almamy Faye
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Meilleur film pour le moment

February 22 2005, 11:37 PM 

J'ai deux articles à poster pour ce film. Pour cet article je ferai une analyse générale sur le personnage de Jalabier dans le film. D'abord on doit admettre que pour chaque personnage l'acteur a été très bien choisi (mentalement et physiquement). Le meilleur exemple est Jalabier qui a très bien joué son rôle en tant que celui qui doit se débarrasser de tous ces gens. Ce n'est pas le plus sale travail sur terre mais il faut vraiment avoir un certain genre de personnalité soit sévère ou méchant de nature pour pouvoir vraiment être parfait pour cette tâche. Au début du film, je croyais que Jalabier n'était pas vraiment méchant, je le considérais comme quelqu'un qui fait très bien son travail. Mais pourrait-il être quelqu'un d'autre en dehors de son travail? Mais au fur et à mesure que le film avance, on constate que cet homme fait beaucoup d'exagérations.

Si on fait attention à la scène durant laquelle on a demandé à Jalabier si la photo sur son bureau était le portrait de son fils, il répond que c'était lui-même en fait. On remarque sur la photo un enfant qui avait vraiment l'air très heureux, sans soucis, enfin vraiment pas l'air de quelqu'un qui aurait eu ce genre de futur ou de travail. En plus, durant tout le film nous n'avons pas vu Jalabier sourire, mais on voit quand même un très grand sourire sur sa photo d'enfance.

Ma thèse est que je crois qu'il n'est peut être pas responsable de la personne qu'il est en ce moment. Bien que le film ne nous le dise pas, je crois que peut être Jalabier a eu beaucoup de difficultés dans sa vie en grandissant. Je n'oublie pas aussi la scène de l'hôpital ou on constate qu'il a de sérieux problèmes de santé, ceci aussi n'est peut être pas la cause principale, mais l'une des causes majeures qui forme cette méchanceté.


    
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Philip Vieira
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Les Non Humains

February 23 2005, 11:46 AM 

On peut dire que Jalabier, dans « De gré ou de force », a traité les employés de Medic Hall comme des non-humains. Mais je crois qu'il a vraiment vu l'humanité dans les travailleurs. Malheureusement, il a utilisé sa connaissance de l'humanité pour des raisons méchantes. Jalabier avait besoin de reconnaître les aspects personnels et individuels des travailleurs pour faire son propre travail. Au début, il dit lui-même qu'il cherche des aspects dans chaque travailleur qui les feront démissionner. Par exemple, il a reconnu que l'une des femmes avait des problèmes psychologiques. Normalement, on fait des choses pour accommoder et aider les gens troublés. Mais Jalabier a fait complètement le contraire. Il a poussé cette femme, avec une connaissance intime de sa psychologie, jusqu'au point de rupture. Jalabier n'a pas travaillé avec des non-humains. Par contre, il a travaillé avec des humains d'une manière inhumaine.

J'ai remarqué une similarité dans « Extension du Domaine de la Lutte ». Le narrateur est très observateur. Il regarde les gens et il reconnaît des aspects individuels dans les personnes. Il a l'air égoïste et il est un peu méchant mais, quand même, il reconnaît l'humanité dans les gens. Les personnes qu'il observe ne sont pas des créatures sans visages et sans caractéristiques. Ils sont de vrais humains pour le narrateur parce qu'il trouve des aspects distincts et individuels.


    
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Ilana Marcus
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Les non-gens

February 22 2005, 3:23 PM 

Marc Augé a défini les lieux comme les espaces qui ont des identités, des relations, ou des connexions avec le monde, et il a défini les non-lieux commes les espaces qui n'ont pas ces choses. Après avoir vu le film "De gré ou de Force," je crois qu'on peut étendre ces définitions des lieux et des non-lieux aux personnes et aux "non-personnes." Si une personne est quelqu'un qui entretient des relations avec d'autres, quelqu'un qui a une identité, quelqu'un qui a de vraies connexions avec une famille, je crois qu'on peut faire ce qu'Augé a fait, et on peut définir une "non-personne" comme quelqu'un qui ne montre aucune de ces qualités. Dans le film, Monsieur Jalabier est un très bon exemple d'une "non-personne." Il ne pense jamais aux autres. Il n'établit pas de relations avec les employés. Il ne se préoccupe absolument pas des sentiments humaines. En outre, il n'a pas aucune connexion familiale; on voit que la photo sur son bureau est une photo de lui quand il était plus jeune!! Monsieur Jalabier est une sorte de robot, il n'a pas de qualités humaines. La seule fois qu'on voit une petite suggestion qu'il est humain est quand il était chez le médecin, et on voit les malformations sur la peau. Il semblait que toutes les actions méchantes l'avaient affecté, mais Jalabier a continué à les faire quand même. Le mépris pour les sentiments des autres et même pour sa propre santé de montrent que Jalabier est une vraie non-personne.


    
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Jean-Philippe
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Re: F. Cazeneuve, De gré ou de force

February 22 2005, 4:02 PM 

Pascale Delaunay avait la même réaction que moi au nivau du film. « Ma réaction immédiate après avoir vu le film était la confusion. » Je ne savais pas si je rêvais ou pas, peut-être que j'étais fou aussi. Même après deux ou trois heures, j'avais un peu du mal à parler avec d'autres personnes sans penser que peut-être je perdrais quelque chose de très important.

Une question que j'ai maintenant: quel est le but du film? Qu'est-ce que le film devait nous montrer ? Les mauvais aspects du travail ? La séparation entre les ouvriers et les patrons ? Je ne sais pas.


    
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Julia Sullivan
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Re: F. Cazeneuve, De gré ou de force

February 22 2005, 10:21 PM 

De gré ou de force

J'aime ce film. Je pense, pour la plupart, que le film représente le monde des affaires aujourd'hui. Ce film montrait un côté noir de l'industrie. Il y avait une bataille silencieuse entre les cadres supérieurs et les employés. A mon avis, je croyais que les employés allaient gagner la partie. Le personnage de Jalabier représentait les cadres supérieurs et Vincent représentait les employés. Les cadres pour lesquels Jalabier travaillait pensaient que les autres gens n'étaient pas forts. Mais Vincent a prouvé le contraire. Il était le dernier personnage dans le bureau. Je pense que les actions de Vincent étaient très admirables. Il avait sa fierté. Vincent a refusé de donner sa fierté aux instances dirigeantes. J'étais très satisfaite de la fin du film à cause de la promesse de sa vie ! Mais pendant le film, je n'étais pas sûre de comment il allait finir. La situation avec ses enfants était très triste. Par exemple, au match de football, le fils de Vincent était très fâché. Son père n'était pas là pour la majorité du match. Après cet événement, Vincent s'est rendu compte qu'il devait faire quelque chose. Il travaillait plus dur pour lui-même, ses collègues, ses enfants et contre Jalabier. A cause de son travail, Vincent et probablement ses enfants, auront une très bonne vie finalement !!


    
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Jennifer Biafore
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De gré ou de force

February 23 2005, 8:43 AM 

Malgré que ce film est assez noir, je l'aime. Il y a un mélange de l'absurde et du réalisme. Le personnage de Jalabier est complètement bizarre. Il n'a pas de famille ou de loisirs - de vie actuelle- (qu'on peut voir)sauf son travail. Avec son boulot, il est fanatique, obsédé. La façon dans laquelle il garde les photos des personnes qu'il a virées est affreuse! Mais à mon avis il est l'absurde du film. Il "symbolise" tout ce qui est mauvais dans les grandes entreprises de cette époque.

Vincent, le protagoniste, est symbole du réalisme. Il a la famille typique- deux enfants, divorcé. Sa femme et lui travaillent pour donner la vie "normale" aux enfants adorés. Il fait tout ce qu'il peut pour protéger cette vie précieuse,de ne pas se retrouver au chômage. Les scènes avec ses enfants, ses amis et la femme au restaurant étaient très crédibles. Il est un personnage aimable et admirable.

Il y a des personnes sur le forum qui ont dit qu'elles avaient de la pitié pour Jalabier, qu'il faisait seulement son boulot. Moi, je ne suis pas d'accord. Oui, il a un travail. Oui, il y a les autres qui ont pris la décision de virer les personnes sans cause valable. Mais tout le monde a des choix dans la vie. Il peut choisir de faire ce travail ou faire quelque chose de différent. Il n'a pas d'excuse à mon avis. Il n'a pas de famille. Il n'y a personne qui lui met le fusil sur la tête. Il a fait ce choix. Evidemment il continue de faire ce même choix, en dépit du stress et de sa condition physique et son manque de dignité.

Finalement, j'ai trouvé ce non-lieu et les employés qui s'y trouvent très intéressants. C'était un peu absurde d'imaginer un bureau comme ça mais pas complètement- je n'ai pas de fenêtres dans ma salle de classe - ou de chauffage quelquefois! Pour la santé physique et émotionelle, ces conditions sont terribles. Les personnes ont essayé de traviller ensemble. Ils ont reconnu l'idée qu'un groupe est plus puissant que l'individu. A la fin, malheureusement, chaque personne devait faire son propre choix. Jalabier a bien divisé ce groupe, et en le faisant, a gagné la lutte.



    
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Julie Jette
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De gré ou de force....

February 23 2005, 8:45 AM 

Quand j'ai vu "De gré ou de force", j'ai eu plusieurs pensées différentes. En premier, le personnage de M. Jalabier, qui représentait l'entreprise Medic Hall. Il a été embauché par Medic Hall pour licencier des employés. Donc, même si dans le film il est un personnage méchant, malhonnête, et terrible, il ne faisait que son boulot. Parmi tous les gens du bureau, Vincent est le seul qui a réussi à se battre contre M. Jalabier. Surtout à la fin du film, on voit que Vincent a perdu son travail, mais, il a été licencié par Medic Hall, pas par M. Jalabier. Donc, Vincent a réussi à faire son travail, alors que M. Jalabier n'a pas réussi à faire le sien.

Je pense que le bureau dans ce film représente bien un non lieu. C'est un endroit sans connections avec le monde ; il n'y a pas de fenêtres, pas de liens entre le monde réel. Même s'il y avait les téléphones, ils étaient strictement pour l'usage du travail, mais, M. Jalabier n'a rien donné à faire aux employés, donc les téléphones sont devenus inutiles.

Sur le sujet des « non personnes » je pense que M. Jalabier est un bon représentant de ce type de personnage. Il a un nom et il a un travail, mais, pendant tout le film, ce sont les seules informations que nous les spectateurs voyons. On ne sait pas s'il a de la famille, des enfants, des amis, il est seulement dans le film pour licencier des gens. Donc, on ne peut pas le connecter à la société.


    
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