Je dois admettre que j'ai trouvé cette histoire tellement bizarre, et difficile à comprendre. Monsieur Faure était une personne d'une grande intelligence pour suivre cette vie de déception. Pourtant, je ne peux pas imaginer comment quelqu'un peut être si violent. Il me semble qu'il a tué ses enfants et sa femme sans aucun remords.
Ce film représente l'absurdité dans la vie. C'est un exemple du manque de communication entre des gens. Le monde est devenu plus compliqué. Il y a plus de concurrence entre les gens pour réussir.
De plus, il est difficile pour moi d'accepter la naïveté de sa femme Christine. Je me demande si elle était simplement stupide, ou si elle a choisi de vivre en isolation. A mon avis, la vie fausse de M. Faure est un bon exemple d'un non-lieu. On peut suggérer que c'est vraiment une « non vie ». Le sens d'appartenance n'existe pas, même avec sa famille.
This message has been edited by adurand on Feb 24, 2005 11:23 AM This message has been edited by adurand on Feb 24, 2005 11:22 AM
Franchement, je ne suis pas certaine que ce film a quelque chose de fort à offrir au cours. Il y a le lien entre cette idée des non-lieux et la réalité, comment cette notion pénètre la vie. Mais alors cet homme a passé sa vie dans les non-lieux, sur les autoroutes, dans les hôtels, etc. Mais il est malade. Les autre personnages dans le film n'étaient pas drogués par les non-lieux. Ils aiment, ils espèrent, et par exemple ils changent les maisons/les bâtiments ou les logis. Alors on peut se poser la question suivante: est-ce que l'esprit de Faure était pénétré par les non-lieux, ce qui a eu pour effet de créer sa condition ou est-ce qu'il a cherché les non-lieux pour cacher sa maladie, son désespoir?
This message has been edited by adurand on Feb 24, 2005 3:41 PM This message has been edited by adurand on Feb 24, 2005 3:37 PM
L’absurde était très présent dans ce filme mais une grande partie de l’absurdité était sous la forme d'un choc très inutile. Il y avait une partie vers le milieu du film où le personnage de Jean-Marc a commencé à devenir complexe et intéressant, mais il a suivi ces scènes avec un acte très violent et bête quand il a tué sa famille.
C’était intéressant qu’une personne puisse convaincre tous les gens dans sa vie qu’il était médecin et c’est plus étonnant que sa femme ne savait pas la vérité pendant dix-huit ans. Mais les journées dans sa vie, comme les montre ce film, sont ennuyeuses.
Le personnage de Jean-Marc Faure était une non-personne pour la seule raison qu’il a tué ses deux enfants. En plus il avait une fausse carrière de médecin. Il avait une vie déserte avec peu de mots et peu d’émotions.
La femme de Jean-Marc, Christine, avait une vie simple. Elle était pharmacienne, elle élevait les enfants, et elle avait des amies. Mais elle était totalement aveugle de la vie personnelle et professionnelle de son mari. Il semble qu’elle était une personne consciente qui aurait pu reconnaître une personne fausse comme Jean-Marc.
La relation entre Jean-Marc et Marianne était intéressante parce que quand il était avec elle, il semble qu’il était normal avec les émotions et les ambitions. Mais avec sa famille, il était toujours froid. Marianne a créé un esprit de bonheur dans la vie de Jean-Marc.
La maison était un non-lieu pour Jean-Marc. Il n’avait pas de lien émotionnel parce qu’il ne montrait pas d'émotions envers sa famille dans sa maison. C’était un espace de répétition pour Jean-Marc parce qu’il faisait les choses automatiquement, il mangeait, et il dormait. Pour le reste de la famille la maison n’était pas un non-lieu. Elle avait une signification pour eux. Ils ont identifié leurs vies et leurs émotions avec leur maison pour le temps qu’ils ont vécu là.
This message has been edited by adurand on Feb 25, 2005 9:52 AM
Je suis d'accord que le lien avec les non-lieux dans ce film n’est pas aussi clair que dans les autres films. Jusqu’à ce film, les lieux de travail avaient vraiment existé. Mais dans L’adversaire, c’était vraiment l’absence de lieu de travail qui offre des suggestions sur les non-lieux. Le fait qu’on doit prétendre à passer du temps dans un non-lieu pendant dix huit ans, qu’est-ce que cette action suggère (ou plutôt, la possibilité qu’on puisse faire quelque chose d'aussi bizarre et extrême) ? Elle nous force à penser à l’absurdité de la vie et de la limite (si elle existe) de la réalité. Il est difficile d’offrir des conclusions ou des thèmes pour ce film à cause de la vérité de cette occurence. On ne cherche pas les métaphores dans la réalité mais, par contre, dans la fiction --> de la réalité.
Quelques scènes m’ont rendu confuse. La réaction passive de la maitresse quand M. Faure a essayé de la tuer me semblait anormale. Je pensais qu’elle serait plus résistante aux actions menaçantes et qu’elle essayerait de s'échapper au lieu de rentrer à la voiture. Aussi, l’ordre chronologique des événements était ambigu de temps en temps.
Finalement, une question générale: est-ce que Romand a été diagnostiqué avec une condition spécifique ?
This message has been edited by adurand on Feb 27, 2005 2:04 PM
Selon les documents et comptes-rendus du procès (voir aussi le livre d'Emmanuel Carrière, PQ2663 A7678 A92 2000 à la bibliothèque de URI), les psychiatres qui l’ont examiné n’ont rien trouvé d’anormal dans la personnalité de Jean-Claude Romand.
Je pensais complètement la même chose après avoir vu le film. Faure est entièrement fou et il ne participe pas dans la société. Sa chute n'est pas la cause de sa perte dans les non-lieux. Il cherche les non-lieux pour se soigner comme Angela a dit. Mais le fait qu'il soit venu d'un espace complètement contraire à un espace électronique, au milieu du Jura, peut ajouter à sa détresse dans une société pleine d'espaces électroniques.
This message has been edited by adurand on Feb 28, 2005 2:45 PM
Je crois que ce film non seulement suit votre thème des “non-lieux” et les “non-personnes” mais ce film ajoute quelques idées nouvelles et provocantes sur ces thèmes. Monsieur Faure vit deux vies. Laquelle est la vraie est laquelle est la fausse? Son personnage va bien avec l’idée d’une “non-personne.” Nous voyons que tous les lieux auxquels il rend visite sont des non-lieux pour lui et a montre quelque chose de vraiment dangereux quand on vit une vie dans laquelle les lieux ou les sentiments n'ont plus d’importance ou de sentiments. Nous voyons aussi quelque chose que vous avez mentionné dans votre livre (Durand)- l’idée de l’insignifiance de l’individu et du gigantisme de l’espace. L'extrait quand M. Faure court dans la forêt d'une manière folle nous montre son insignifiance dans cette grande forêt.
Peut être que sa maladie (son manque d’identité) est un microcosme de votre thème. Un seul non-lieu (comme l’internet par exemple) ne semble pas être dangereux. Mais l’effet causé par l’ignorance de ce non-lieu (ou non-personne) peut résulter dans quelque chose de terrible. Ce film nous montre déjà les effets des non-lieux dans la vie et le manque de communication qui en résulte. Ce manque de communication est l'une des raisons qui ont rendu possible cette tragédie et ces meurtres.
This message has been edited by adurand on Mar 1, 2005 7:34 AM
Voir le lien suivant pour tout savoir sur l'affaire "Jean-Claude Romand" sur laquelle sont basés le livre et le film "L'adversaire":
http://jc.romand.free.fr/
J’ai trouvé la mise en scène du film originale avec les flashback qui l’entrecoupent.
Au début du film, le spectateur s’identifie à la vie de M. Faure qui paraît ordinaire et banale en surface. Le protagoniste pourrait presque passer pour “M. tout le monde”. Mais à mesure que l’histoire se déroule, on se rend vite compte que quelque chose ne tourne pas rond chez lui. Sous un extérieur sympathique, Jean-Marc Faure cache bien son jeu face à son entourage mais aussi face à lui-même. “L’adversaire”, c’est bien lui parce qu’il y a deux personnes qui se cachent derrière ce masque. A l’entête du film, il y avait une citation du genre: Il y a pire que d’être démasqué, c’est de ne pas être démasqué. En fait, la vérité au grand jour est choquante mais la vérité masquée depuis longtemps qui, d’un jour à l’autre est brutalement démasquée, l’est encore plus de par sa nature insidieuse - qui crée un sentiment d’incrédulité totale et qui dépasse le pouvoir de raison. C’est l’inimaginable devenu soudainement imaginable.
Le non-lieu ici apparaît plutôt comme étant la vie même de Jean-Marc Faure qui se réduit à meubler le temps avec des chambres d’hôtel, des autoroutes, des aéroports, des endroits imaginés (Oslo), le siège de l’OMS, des restaurants mais aussi avec des endroits familiers comme sa maison, la maison de ses parents, celle de ses beaux-parents, la maison de sa maîtresse, l’école de ses enfants.
Le drame au-delà du fait que ce soit une histoire vraie, c’est que l’histoire a un côté universel. Le tragique de cette histoire est que le protagoniste pourrait être n’importe qui. Par là, je veux dire que cela pourrait être notre voisin, celui qui ne dérange personne, le père de famille, celui qui a une vie en apparence irréprochable, celui que l’on ne soupçonnerait jamais. Et un beau jour, la vérité éclate par un fait divers que personne ne peut admettre tellement c’est insensé. Il y a des gens qui trompent tellement bien leur monde qu’ils en arrivent à se tromper eux-mêmes tel est le cas de Jean-Marc Faure. Pour reprendre une citation de Marc Levy: “Le pire mensonge est de se mentir à soi-même”. Mais il semblerait que dans le cas de Jean-Marc Faure, le mensonge relève plus d’une pathologie et plus exactement d'une mythomanie. En effet, on a l’impression qu’il ne réalise même pas l’ampleur de ces gestes plus spécialement quand il a voulu étrangler sa maîtresse. Une fois revenus à eux, il lui a même dit que c’était elle qui avait commencé à l’attaquer et elle lui lance un regard perplexe dans la voiture.
Mais au-delà de la maladie mentale, on peut s’interroger sur le pourquoi. Pourquoi mentir? Pourquoi ne pas pouvoir être soi-même et vivre sa vie? Dans “autopsie d’un mensonge” , il est écrit qu’à partir de la date où “le vrai Jean-Marc Faure” a échappé à la mort, il s’est dit “condamné à vivre”. Sans doute que pour Jean-Claude Romand, le mensonge n’était qu’une forme d’irréel, de “paradis perdu”.
This message has been edited by adurand on Feb 27, 2005 1:52 PM
L’Adversaire est vraiment un film choquant et c’est incompréhensible que le film soit basé sur une histoire vraie. Je ne peux pas imaginer que quelqu’un puisse décevoir sa famille et ses amis pour dix-huit ans avant qu’ils trouvent la vérité. À mon avis il est un homme qui croit vraiment les mensonges qu’il a inventé depuis qu'il n’a pas passé ses exams de l'école de médecine. L’Adversaire était un peu difficle à suivre à cause des nombreux flash-backs. Pour moi la fin du film était très bizarre et pas du tout prévu. J’avais l’impression qu’il n’y a pas d'incidents de ce genre en France, car c’est plus difficile d’obtenir des armes. Évidemment ce n’est pas le cas, ou au moins ce n’était pas le cas, lorsque Monsieur Faure a commis ses crimes. Après avoir vu le film j’ai une vue très différente de la France, et je comprends que les psychopathes ne sont pas seulement limités aux Etats-Unis.
This message has been edited by adurand on Feb 27, 2005 1:55 PM
Il y a plusieurs aspects des non-lieux dans la vie de Jean-Marc Faure, « Jean-Claude Romand . » Dans les premières discussions, la classe a discuté les aspects de la technologie ou les changements faits pour rendre plus les non-lieux. L’exemple de ce que je pense sont les magasins dans les aéroports où les gens peuvent acheter les choses sans visiter les endroits. Jean-Marc a utilisé ces endroits pour faire ses voyages pour le travail. « Il étudiait le guide touristique du pays dans lequel il s'était prétendument rendu. Lorsque son "voyage" était terminé, il se rendait dans une des boutiques de l'aéroport, y achetait des cadeaux exotiques dont il couvrait sa famille. » (jc.romand.free.fr/faits/oms.htm). Alors, nous voyons dans la vie de cet homme comment c’est possible de vivre, et pas vivre en même temps. Le monde est construit maintenant pour faire simple les façades avec la technologie comme l’Internet et la globalisation. L’Internet met tout ce que vous voulez à votre disposition— vous pouvez faire un voyage « virtuel. » La globalisation rend simple d’acheter des choses des pays loin de chez vous, et même les spécialités régionales. Les autres non-lieux sont les endroits où il a passé ses journées : le bâtiment de l’OMS, la voiture, les chambres des hôtels, les autoroutes. Moi, je pense qu’ils étaient pour lui, les espaces où il avait la possibilité de se perdre, donc il n’avait pas besoin de penser à sa vie, plutôt sa non-vie, et que vers la fin de sa vie, il a perdu son sanctuaire dans les non-lieux avec l’interruption des problèmes financiers et sa maîtresse. Mais encore je me demande comment c’est possible qu’aucune personne n’ait eu le temps de vraiment voir la situation, les discordes dans les histoires, les événements. N’avait-il pas des amis qui vraiment se sont intéressés à sa vie, ses accomplissements dans le monde du travail ? C’est vraiment incroyable qu’une personne soit tombée dans les trous.
This message has been edited by adurand on Feb 27, 2005 2:00 PM
A partir du moment que le film fait partie du corpus d’un cours qui se concentre sur les non-lieux, j'analyse les aspects des non-lieux, et ce qui contredit ce thème. Je pense que le temps passé en auto, et dans les hôtels, étaient vraiment les non-lieux. Ils étaient la fondation du film qui introduit la transition de Faure, et en plus la transition pour les spectateurs afin qu’ils puissent suivre son état de confusion/frustration.
Les maisons établissaient un sentiment d'attachement, et elles révélaient un attachement nostalgique pour Faure, si non - au moins pour les familles qui vivent dans leurs maisons respectives (par exemple les parents Faure)! Je considère les maisons familiales plutôt comme des lieux pour la plupart des personnages. Est-ce que vous êtes d'accord avec cette position ou non?
This message has been edited by adurand on Feb 27, 2005 8:23 PM
Que ce film est bizarre. Il y a encore cette idée de l’absurdité. Ca c’est évident quand M. Faure a tué sa famille. Comme Angela a dit, il a passé sa vie dans les non-lieux. Il passe la journée dans la voiture, sur les autoroutes, aux stations services, etc. Franchement, cet homme qui habite dans les non-lieux, est vraiment dans un état de non-lieux. Il a deux vies. Sa vie en réalité qu’il cache à tout le monde, et sa vie fausse comme médecin. Je pense vraiment que cet état dont M. Faure habite crée une non personne. Ce qu’il imagine est faux. En fait, ce qu’il est, est faux. C’est la définition de cette idée de non-lieu ou de non personne. Ca n’existe pas. Et ça c’est la vie de M. Faure. Ca n’existe pas.
This message has been edited by adurand on Mar 1, 2005 9:15 PM
Ce film m'a donné des cauchemars! Comme quelqu'un d'autre a remarqué, j'avais pensé que tous les psychopathes étaient des Etats-Unis. Après avoir regardé ce film, j'ai commencé à me demander : Comment pouvait-il vivre comme ça pendant quinze ans avec ses amis et surtout sa femme? Je ne pouvais pas l'imaginer. En pensant à cette idée, j'ai considéré mes amis et mon mari. Est-il possible qu'il y ait quelqu'un que je connais bien qui a une double vie? Et ma conclusion, oui, c'est possible. Combien de fois est-ce qu'on doute de ce qu'un ami nous dit? Si vous n'avez pas de raison...
Avec sa femme, la personne qui a tout partagé avec lui, c'est plus difficile à imaginer. J'ai l'impression qu'elle a choisi d'être aveugle. Elle ne voulait pas savoir la vérité. Probablement elle avait comme pressentiment mais elle avait trop peur de poser des questions importantes.
Au sujet des non-lieux, ce film était un peu différent des autres. Peut-être à cause de son manque de personnalité, tous les endroits semblaient être des non-lieux. Même des maisons familiales ont manqué de lien personnel pour Jean-Marc. Il n'a passé tout le film sans un vrai attachement ni à une personne ni à un endroit. Il était distant avec une froideur anormale. C'était un résultat de sa famille et son enfance dans une maison isolée? Qui sait ? Mais je doute que cette anormalité ait été à cause de ses journées passées dans sa voiture. Au contraire, je pense qu'il cherchait ces non-lieux à cause de sa maladie.
This message has been edited by adurand on Mar 1, 2005 9:21 PM
Bien que ce soit une histoire basée sur des évènements réels, c'est quand même une histoire invraisemblable. Je ne peux pas m'imaginer ce que c'est que de passer jour après jour en ne faisant rien du tout dans des non-lieux et l'effet que cela devrait avoir sur l'esprit humain. En plus, c'est difficile d'imaginer une vie complètement construite de mensonges. Mais, ce qui est vraiment incompréhensibles c'est le crime, le fait que le docteur Faure n'ait pas eu de remords et que les psychiatres qui l'ont examiné n'ont pas trouvé qu'il avait l'esprit dérangé.
On a dit que c'est aussi difficile de croire que Christine ne soupçonnait rien et qu'elle ne posait pas de questions à son mari pendant leurs 18 ans ensemble. C'était un homme très détaché. En plus, il avait (on croyait) une très belle carrière qui exigeait beaucoup de déplacements. A mon avis, peut-être Christine avait toujours soupçonné que Jean-Marc avait des liaisons quand il voyageait mais elle ne voulait pas savoir si elle avait raison. Même l'ami de Jean-Marc a deviné qu'il avait une liaison avec Marianne. Peut-être que Christine l'avait aussi soupçonné, mais elle n'avait pas envie de le découvrir. Elle avait des enfants, une belle maison et une vie aisée avec sa famille et ses amis autour d'elle. Elle avait peut-être peur d'une rupture avec Jean-Marc, donc elle ne lui posait aucune question jusqu'au moment où elle a obtenu la preuve irréfutable qu'il y avait quelque chose qui n'allait pas: le fait que son mari n'était pas dans l'annuaire de l'OSM. Je crois qu'à ce moment-là, elle s'est rendu compte du fait qu'il s'agissait d'une déception qui dépassait l'infidélité sexuelle. Tout de même, elle ne voulait pas que son mari la quitte. Elle avait vraiment la tête dans le sable.
This message has been edited by adurand on Mar 2, 2005 7:17 AM
Cette histoire montrait ce qui se passe quand une maladie mentale n'est pas traitée à temps. Jean Marc Faure << L'adversaire>> dans le film souffre d'une maladie mentale pour très longtemps, mais il n'est jamais allé voir un psychologue. Il était un homme très intelligent mais aussi très malsain. On peut voir sa roublardise dans le fait qu'il a trompé sa famille et ses amis pendant dix-huit ans en leur faisant croire qu'il était un docteur. Même s’il a eu la capacité de le faire, il n'avait pas fini ses études de médecine, alors il prétendait être docteur. C'est très ironique, et très difficile à comprendre. Mais on doit rappeler que Jean Marc Faure n'est pas une personne <<normale>>, il est une non-personne. Il semblait n'avoir pas des sentiments pour sa femme, ses enfants et ses parents. La seule personne avec laquelle il montrait des sentiments était sa maîtresse. Presque tous ses amis vivaient dans le milieu médical, mais il ne partageait pas ce non-lieu, ni dans la vie normale. Il inventait son propre espace, son propre lieu- d'être chercheur dans l'OMS. Mais il n'était pas heureux de vivre dans son mensonge. Il avait fait ça pour sa femme parce que quand il était à l'école et qu’il avait quitté ses études de médecine en deuxième année, Christine ne voulait plus le voir. A la fin quand sa femme était sur le point de découvrir son mensonge il a craqué. Le fait que tous les jours il devait vivre dans plusieurs non-lieux comme le bâtiment dans l'OMS, sa voiture, les chambres des hôtels, les autoroutes et la forêt, ça avait fait qu'il a craqué aussi et qu’il a tué sa famille et ses parents.
This message has been edited by adurand on Mar 2, 2005 7:24 AM
J'ai trouvé ce film très bizarre-- quand je l'ai finalement compris. Pendant tout le film, j'ai eu des difficultés à le comprendre. Au début, il semble que Faure était un type normal, avec une famille assez normale, avec des amis normaux. Je ne pouvais pas voir une vraie intrigue pendant la première moitié du film à cause de cette normalité fausse; il semble qu'il n'y a qu'un protagoniste qui a une vie régulière. C'est à la fin du film que j'ai saisi ce qui se passe en réalité. En outre, l'ordre des scènes a ajouté à la confusion. Les scènes n'étaient pas dans un ordre chronologique.
Quand j'ai compris le grand mensonge, j'étais stupéfiée. Comment est-ce qu'on peut faire quelque chose comme ça pendant 18 ans?? D'où venait cette idée bizarre pour Faure? Et, qu'est-ce que Faure a fait pendant chaque jour de chaque semaine, quand tout le monde pensait qu'il était au travail? Bien sûr, il est fou, mais je crois que Faure est devenu plus fou après avoir passé tous les jours en ne faisant absolument rien. C'est très ennuyeux de ne rien faire, c'est possible que l'ennui ait rendu Faure encore plus fou. Puis, il a tué sa famille. Ce film montre bien l'idée de l'absurdité.
This message has been edited by adurand on Mar 2, 2005 7:13 AM
J'ai trouvé cette histoire de Jean Marc Faure incroyable. Je ne peux pas imaginer passer une vie comme ça pendant dix-hui ans. En plus, il n'a jamais dit la vérité à personne, même quand il semble que tous les mensonges sont exposés. Comment est-ce qu'il pouvait avoir des nerfs si forts pour vivre comme ça ? J'ai remarqué, comme les autres étudiants, que Faure a passé beaucoup de sa vie dans les non-lieux. Au lieu d'aller au travail, il est allé aux espaces qui n'ont aucune signification. Dans un sens, il était enveloppé par les non-lieux. Il n'avait pas d'autre endroit où aller. Il était limité d'aller aux lieux où il ne rencontrerait pas des gens qu'il connaissait. En plus, il n'avait pas d'argent pour aller aux lieux agréables. Alors, il était obligé de passer sa vie dans les non-lieux. C'est comme ça qu'il a vécu dans les lieux que les autres gens détestent. Mais il a choisi ça au lieu de trouver un vrai travail et de dire la vérité. Ça c'est une autre chose incroyable. S'il avait trouvé un autre travail, il aurait été facile de dire « Oh, je ne veux plus travailler au OMS. Je vais changer d'emploi ». Ça aurait été son dernier mensonge, et il aurait pu recommencer sa vie sans question. Mais il a choisi de continuer sa vie dans les non-lieux. Peut-être qu'il avait un attachement à ces espaces.
This message has been edited by adurand on Mar 2, 2005 2:39 PM This message has been edited by adurand on Mar 2, 2005 2:35 PM
Après avoir vu le film j'étais ébahie. Le fait q'une personne puisse mener une double vie pendant si longtemps est inpensable. Il ne semble pas que Faure l'ait planifié dès le debut, ou que toutes ses actions furent préméditées. C'est comme s'il avait vécu un jour sur l'autre en espérant qu'il pourrait soutenir ce mensonge qu'il vivait. Je pense que le premier meurtre de son beau-père montre que les choses commençaient à s'écrouler. Le meurtre de sa femme, ses enfants, et ses parents montre qu'il ne pouvait plus mener cette vie et qu'il ne pouvait plus soutenir le mensonge qu'il avait passé tant d'années à construire. Le climax se produit quant sa femme commence à lui poser des questions. C'était comme s'il croyait qu'il pouvait passer sa vie entière sans qu'on ne lui pose de questions. Je pense que ces questions l'ont mené à faire une dépression nerveuse. Il savait qu'à ce moment même il ne pouvait plus mentir à sa femme sur son occupation et ses finances. Mais le fait qu'il a tué ses enfants montre la sévérité de sa maladie.
This message has been edited by adurand on Mar 2, 2005 2:43 PM This message has been edited by adurand on Mar 2, 2005 2:40 PM
Je veux parler de quelques commentaires sur le forum. En premier, je vais essayer de donner quelques pensées sur la question de Tyler ;
« Laquelle est la vraie et laquelle est la fausse? »
C'est une question un peu problématique pour nous, à cause de la double « non vie » de M. Faure. Nous ne pouvons pas choisir la « vraie » vie de M. Faure, comme ça n'existe pas. Sa femme et ses enfants ne sont qu'une extension de sa fausse vie de médecin. Même si elle a choisi de se marier avec lui, on voit bien qu'elle pensait qu'il était vraiment un médecin. A cause de ça, je trouve que c'est même difficile à dire que sa femme et ses enfants représentent un lien entre sa fausse vie, et sa vie réelle, parce que M. Faure n'a pas de vie.
J'ai trouvé intéressant aussi le commentaire de Patrick, sur les actions de M. Faure.
Les actions spécifiques de M. Faure n'étaient pas prévues, mais nous avons quand même les signes depuis le début du film. Je me rappelle de l'une des premières scènes où M. Faure est rentré chez lui. Il appelle sa femme, Christine, et nous voyons qu'elle ne répond pas. Il s'est assis sur le canapé et on entend un bruit en haut. Nous voyons M. Faure entrer dans la chambre de ses enfants pour fermer la fenêtre, et on voit les pieds des enfants qui ne sont pas couverts dans leurs lits. Je sais pour moi que cette scène m'a frappée. J'ai trouvé que les images en noir en blanc nous prévenaient que ce n'était pas une histoire avec une fin heureuse. Aussi, la brièveté des événements juxtaposés entre le passage lentement de cette scène (et aussi les autres dans le film) nous met mal à l'aise assis sur notre chaise. Nous savons qu'il y a quelque chose qui ne va pas, mais malgré les « prévisions » au début du film la fin nous choque.
Ca m'a fait penser un peu à une scène dans le film « Le jour se lève » de Marcel Carné. Le protagoniste François s'est enfermé dans sa chambre, et nous voyons un pistolet sur son bureau. Nous savons depuis l'apparition de cette image que quelque chose va se passer avec ce pistolet, et nous pouvons deviner que quelqu'un va être tué. Malgré cette prévision, l'événement lui-même nous choque quand même.
This message has been edited by adurand on Mar 2, 2005 2:48 PM This message has been edited by adurand on Mar 2, 2005 2:44 PM
Je veux commencer en disant que ce film était très bizarre, comme tous les autres étudiants ont déjà dit. J'ai beaucoup de mal à comprendre comment quelqu'un peut cacher un aussi grand secret comme l'a fait Monsieur Faure, mais en plus je suis étonnée que cette histoire se soit passée il y a quelques années. On croirait que c'est très difficile à cacher votre vraie identité avec toutes les avancés technologiques d'aujourd'hui. Hormis l'absurdité de cette histoire, elle nous donne de très bons exemples des non-lieux et des non-personnes. Par exemple, Monsieur Faure passe ses journées en bougeant de non-lieu à non-lieu. Il n'a aucune relation ou connections avec ces endroits. Aussi, je pense que Monsieur Faure est un très bon exemple d'une non-personne. Il est un homme marié avec des enfants qui est « médecin » Mais personne ne connaît le vrai Monsieur Faure, il n'a aucune relation avec sa famille et ses amis. On voit seulement son mouvement, transit entre les non-lieux de sa vie.
This message has been edited by adurand on Mar 2, 2005 4:03 PM This message has been edited by adurand on Mar 2, 2005 4:00 PM
C'était un film très incroyable. J'ai vu le film et j'essayais de le comprendre. Mais pour la plupart du film, j'étais confuse. Quand je regardais le film, il y avait une partie de moi qui avait de la compassion pour Jean-Marc (jusqu'à la fin !!!). Il devenait de plus en plus triste avec sa vie. Il n'avait pas de travail. Il mentait à toute sa famille et ses amis. Mais, l'autre part de moi était très frustrée ! Il n'essayait jamais de trouver un travail. Il n'essayait jamais d'améliorer sa vie. Il avait une femme qui l'aimait. Il avait des enfants qui l'aimaient. Et aussi, il avait des parents qui l'aimaient. Mais, il a choisi de vivre dans le mensonge.
Le film était très incroyable aussi, à cause de la vérité. Je souhaitais que le film ne soit pas vrai. C'est très triste et pour les enfants, les parents et la femme de Jean-Marc. Quand Jean-Marc a tué sa femme, les enfants et ses parents, je ne pouvais pas regarder. C'était plus graphique et horrible. D'après moi la dernière scène était la plus affreuse. Après le feu, il était vivant.
J'ai une question sur la vie de M. Faure. Comment est-ce que le policier a découvert que M. Faure a tué tous les gens, parce qu'à la fin du film, il y a eu le feu ? Est-ce que le policier l'a su par l'autopsie des victimes?
This message has been edited by adurand on Mar 2, 2005 3:57 PM This message has been edited by adurand on Mar 2, 2005 3:54 PM
Oui, c'est bien suite aux autopsie des victimes que la police a découvert toute la vérité. En revanche, en ce qui concerne la mort du beau-père, malgré de forts soupçons, on n'a jamais pu prouver qu'il avait été tué/poussé par Faure.
La chose que je trouve la plus bizarre chez M. Faure est qu'il était tellement incapable de dire la vérité qu'il a dû tuer sa famille. Comment est-ce-qu'on peut être si faible, au point de tuer les personnes qu'il aimait au lieu de leur dire la vérité, mais en même temps gagner la fortitude de tuer les personnes qu'il aimait (une mauvaise fortitude mais une fortitude quand même). Je ne peux penser qu'à deux explications. La premièr est qu'il n'aimait pas vraiment sa famille. S'il n'avait pas de vraies émotions c'est sans doutes qu'il était incapable de l'amour vrai, donc ce n'est pas difficile pour lui de tuer quelques personnes s'il n'avait pas de sentiments. Mais c'est aussi évident qu'il avait bien des émotions, il y a plein de scènes dans ce film où il pleure beaucoup parce qu'il ne peut pas dire la vérité aux personnes qu'il aime. Je ne pense pas qu'un homme sans émotions puisse pleurer, ce qui me mène à ma deuxième explication. Je pense que, dans un sens, il n'existait que dans sa tête. La vie physique n'existait pas pour lui et il n'avait qu'une vie mentale. Si c'est vrai, c'est très possible qu'il pouvait tuer sa famille sans avoir de regrets, au lieu de dire la vérité, quelque chose nécessitant un gaspillage d'émotions qu'il ne pourrait pas soutenir à cause de la peine mentale. Donc, il essaie de se débarrasser de tous ses mensonges en tuant sa famille (une sorte de confession physique au lieu de mentale). C'est vraiment ironique que c'est à cause du meurtre que la vraie personne (M. Romand) devait faire une confession verbale pendant son procès.
This message has been edited by adurand on Mar 2, 2005 4:10 PM This message has been edited by adurand on Mar 2, 2005 4:04 PM
Je suis d'accord avec Tom. Pour moi, l'illustration de M. Faure me présente un homme qui ignore toutes les choses qui sont inutiles pour lui. Par exemple, on sait qu'il avait la capacité de réussir l'examen de deuxième année s'il voulait. Alors mentalement il n'était pas bête. Un autre exemple de son intelligence était l'attention aux détails qu'il donne à des choses comme les sujets de son travail ou ses voyages. Cela montre qu'il se rendait compte de ce qu'il faisait. Ce sont les gens entour de lui qui ne font pas assez attention aux choses qu'il dit. Après chaque meurtre qu'il avait commit on dirait qu'il ne se souvenait plus des gens. Puisqu'il ignore complètement la vie de la personne qu'il a tué, la personne est effacée de ses pensées. On voit avec la maîtresse qu'elle a réussi à s'échapper parce qu'elle a arrêté le commencement de l'effacement. Je veux dire que quand il était en train de la tuer, elle a dit "pour les enfants" et c'est ce qui lui a sauvé la vie. Elle pouvait l'arrêter de l'effacer de son esprit. La différence entres les autres c'était qu'il n'a pas essayé de la tuer avec une attaque violente par surprise qu'elle ne pourrait pas voir venir. Elle a eu la chance de négocier avec lui, les autres n'ont pas eu cette chance.
This message has been edited by adurand on Mar 2, 2005 5:19 PM This message has been edited by adurand on Mar 2, 2005 5:15 PM
La présence et l'accroissement des non-lieux ont permi la deuxième vie que M. Romand a choisi. Quand il y avait seulement les lieux, il n'était pas possible d'éviter les rapports avec les autres gens et la famille, comme M. Romand a choisi de le faire. Avec les grandes communautés aujourd'hui, il est possible pour une personne d'exister sans être importante dans la vie quotidienne de personne. Par exemple, son université et ses classes évidemment étaient des non-lieux parce qu'il pouvait être là et cacher sa vraie vie. Si l'université était plus petite et plus comme une vraie communauté, il ne serait pas possible pour M. Romand de vivre là sans avoir plus de rapports avec ses camarades et ses professeurs. Aussi, s'il n'y avait pas d'emplois qui soient séparés de la communauté il ne serait pas possible d'avoir une vie de travail qui est séparée de la vie de famille. Les nouveaux espaces, qui sont créés par la technologie et les grandes institutions, peuvent permettre à quelqu'un de cacher son identité ou peut être même de la perdre. Nous perdrons plus de contact personnel avec chaque avancé de la technologie, peut être les vies des personnes comme M. Romand, sa femme, et ses enfants en sont le prix à payer.
This message has been edited by adurand on Mar 2, 2005 4:14 PM This message has been edited by adurand on Mar 2, 2005 4:11 PM
Quand je pense au film et à l’histoire que le film raconte, j’ai beaucoup de mal à croire que l’histoire est vraie. Même en entendant Prof Durand dire que c’est une histoire basée sure la vérité. Quand je pense à comment ce mec a pu vivre une double vie pour si longtemps, ça me fait penser aux films de la CIA ou du FBI où quelqu’un doit vivre une double vie pour rattraper les méchants. Mais dans ce film le protagoniste n'attrape pas de méchants. C’est lui le méchant. Peu m'importe si cet hoamme avait des problèmes psychiatriques. Quand quelqu’un tue sa famille et sort le même soir, il est un méchant. On pourrait dire que le mec est attrapé dans une dimension entre la réalité et la fiction et qu'il essaye de vivre les deux en même temps sans succès.
Au niveau des non-lieux, je pense qu'il est facile de dire que cette double vie est un non-lieu parce que personne ne sait exactement ce que c'est. Le mec à qui la double vie appartient ne sait pas où son job-lieu l'emmène.
This message has been edited by adurand on Mar 3, 2005 9:36 PM
Cette histoire est vraiment incroyable. Je ne peux pas comprendre comment un homme pouvait mentir pendant dix-huit ans à ses amis et sa famille sans être découvert. Jean-Claude Romand a menti au point où il se sentait qu'il n’y avait pas un autre moyen pour résoudre ses problèmes que de tuer sa propre famille. Je suppose que les menteurs pathologiques ne peuvent pas s’arrêter. Les mensonges deviennent la réalité pour eux et c’est comme une maladie. Je ne comprends pas pourquoi monsieur Romand a menti au lieu de changer sa vie complètement pour éviter une vie de mensonges et une double vie. C’est un peu bizarre que sa femme ne soupçonnait jamais que son mari était un menteur pathologique. J’ai trouvé que ce film n’était pas très bien réalisé parce que le suspense n’a jamais tenu mon attention. Le film m’a ennuyé parce qu’il n’a pas donné beaucoup d'information sur la vie de Jean Claude Romand jusqu’à la fin.
Pendant la dernière classe, on a mentionné que Jalablier dans De gré ou de force avait des aspects d’un tueur en série. Il éprouve une sorte de plaisir pour son travail méchant. Il fait la collection des photos des travailleurs comme un symbole de son triomphe. Ça m’a donné l’idée que Jean Marc Faure dans L’adversaire était comme un tueur en série aussi. En fait, il est un menteur en série. Je ne sais pas s’il a menti pour le plaisir, mais il l’a fait habituellement pendant des années. C’était comme s’il avait une impulsion incontrôlable. Il y avait des fois où Jean Marc voulait vraiment dire la vérité mais il ne pouvait pas. Peut-être le meilleur exemple est quand son ami a découvert qu’il avait une maîtresse. Jean Marc a voulu tout avoué mais il s’est arrêté. Il y une théorie qui dit que tous les tueurs en série veulent être capturés. Le criminel commet des meurtres de plus en plus affreux avec de plus en plus d’indices qui aident la police. C’est quelque chose dans la mentalité des criminels en série ; ils veulent être découverts. Je crois que c’est la même chose avec Jean Marc. De plus en plus, il dit des choses qui sont évidemment mensongères. Par exemple, à l’école, il savait que son ami avait voté. Mais, quand même, il dit à sa femme ce mensonge qui était facilement exposé. C’est comme s’il voulait s’exposer lui-même. Comme ça il pouvait arrêter ce cercle de mensonges qui sont devenus de plus en plus incontrôlables. Enfin, je crois que ce qu’il a voulu était une échappatoire. Mais, malheureusement, il a rendu sa fuite horriblement mauvaise.
This message has been edited by adurand on Mar 17, 2005 7:27 AM
Je crois qu’une façon dont on peut mesurer le succès ou l’impact d’un film est la fréquence avec laquelle le film réapparaît dans les pensées après l’avoir vu. Il y avait plein de scènes dans ce film qui m’ont beaucoup chiquée, mais il y a une scène à laquelle je ne peux m’empêcher de penser. C’est la scène dans laquelle M. Faure a déjà tué sa fille et il se prépare à tuer son fils qui est en train de regarder la télé. M. Faure dit à son fils de venir avec lui pour qu’il puisse prendre sa température. En réponse, le fils dit d’attendre quelques minutes parce qu’il est au milieu d’un programme intéressant. Puis, M. Faure accepte les désirs de son fils et il s’assied sur le sofa avec lui et il attend quelques minutes avant de le tuer. A mon avis, le pouvoir qu’a M. Faure de s’asseoir avec son fils avant de le tuer et de faire comme si de rien n’était révèle quelque chose de vraiment terrible sur son caractère. Une fois le film terminé, je me suis souvenu qu’il n’y avait aucun témoin. A ce moment, donc, le metteur en scène a choisi cette action de M. Faure. Pourquoi est-ce que vous pensez que le metteur en scène l’a fait ainsi? Quelle réaction voulait-elle provoquer chez les spectateurs? Qu’est-ce qu’elle voulait dire sur le caractère ou la maladie de M. Faure?
This message has been edited by adurand on Mar 17, 2005 7:34 AM
La réalisatrice du film, Nicole Garcia, s'est basée sur les documents de l'enquête et sur le récit d'Emmanuel Carrère au moment de l'écriture de son film. Si elle a en effet choisi la mise en scène, le déroulement des faits est strictement basé sur l'enquête policière.
Après la discussion de mercredi soir, j’ai encore pensé au sujet des non-lieux dans le film L’adversaire. Jean-Marc passait ses journées dans les endroits obscurs, dans les aires de repos à côté des autoroutes, dans les bâtiments, dans les forêts et dans les hôtels. Pour lui, ce sont des non-lieux parce que c’est n’importe quelle autoroute, hôtel, forêt ou bâtiment, mais en même temps ce n’étaient pas non plus des non-lieux pour lui parce qu’il a passé beaucoup de temps la. Il a souvent couru dans les forêts, manger sur la route, et passer les journées dans les hôtels dans les dix-huit années de la façade. Bien sûr il a passé ses journées à faire les mêmes choses dans les mêmes endroits, il y a seulement un certain nombre de choses à faire sans être découvert. Alors, pour lui, les non-lieux sont devenus les lieux pendant les années. Je trouve que c’est un peu symbolique que les non-lieux étaient les lieux pour Jean-Marc et sa vie avec sa femme, son « travail » était les vrais non-lieux, au contraire de la vie de sa femme. Sa femme avait un lieu dans la nouvelle maison, avec ses enfants, dans son mariage et dans son travail à la pharmacie.
This message has been edited by adurand on Mar 17, 2005 7:38 AM