Si je n'ai pas de Porsche aujourd'hui, je les ai toujours aimées et c'est un des raisons pour lesquelles je conduis une Audi-Porsche RS2.
Je me promène régulièrement sur votre forum et je pense que mon histoire va vous intéresser.
Vous connaissez peut-être les essais proposés par le magazine Sport Auto. Pour 5'000.- francs français, vous pouvez essayer 4 voitures d'exception comme le pratique leurs essayeurs attitrés, enfin plus ou moins. Le clou des essais étant une Porsche 996 RTS-1 de 620 ch préparée par PSI, celle qui a fait la couverture de Flat 6 d'avril 2001. Après de longue hésitation (2 minutes), je me suis lancé.
Rendez-vous à 8.30 le samedi 13 octobre au garage Porsche du Castellet. Les voitures étaient déjà sorties du camion dans lequel elles sont arrivées depuis la Belgique. Premier indice, le camion appartient à la société PSI, préparateur de Porsche en Belgique. Quatre voitures sont à disposition : une Boxster S, une Ferrari 360 Modena F1, une 996 biturbo préparée par PSI à 540 cv, et la RTS-1 de 620 ch. Je vais enfin pouvoir savoir ce que c’est qu’une voiture de 600 cv, on en voit dans quelques magazines, mais qu’est-ce qu’on ressent à leur volant ?
Au programme, nous commençons par une prise de contact en conduisant chaque voiture environ 30 minutes à tour de rôle (nous étions 3 participants) avec un moniteur à la place du passager. Après une petite pose, la deuxième partie consista en une séance d’accélération en ligne droite avec chaque voiture, de la moins puissante à la plus puissante. Je précise que tout cela s’est déroulé sur route ouverte dans les environs du circuit du Castellet avec voitures de touriste et vélos à volonté.
Après avoir essayer la Boxster S et la 360 Modena, je m'apprète à monter les 2 996 biturbo, et là les choses sérieuses commencent avec celle de 540 cv.
Basée sur une 996 biturbo de 420 cv, PSI a poussé la puissance à 540 cv, déconnecté la transmission aux roues avants, développé un échappement maison, monté des suspensions spéciales et des baquets Porsche (entre autres …). Si jamais, la préparation moteur est facturée 100'000.- francs français pour une vitesse maxi : 330 km/h.
Là, on entre dans un autre monde dans lequel une Ferrari 360 Modena paraît poussive. Avec une telle machine, on se rend compte de l’importance du couple qui atteint ici 700 nm, soit presque le double de la Ferrari. La technologie biturbo est parfaitement maîtrisée puisque la voiture repart comme une balle dès 2'000 tours sans temps de réponse, pour ne s’arrêter qu’à 7'000 tours. La capacité d’accélération est stupéfiante, on est cloué au siège même au-delà de 200 km/h. Sur ce monstre, pas question de faire patiner l’embrayage, on n’accélère que lorsqu’on a relâché complètement la pédale de gauche sous peine de tout griller et de se faire tirer les oreilles par le moniteur. Pour moi, c’est la voiture parfaite, puissante et docile à la fois, mais je remettrais la transmission intégrale, car sur le mouillé ...
Mais tout cela est de la rigolade à côté de la RTS-1. Cette voiture a un historique tourmenté mais représente une vitrine du savoir-faire de PSI et quel savoir-faire ! Pour résumer, ils sont partis d’une carrera 4 accidentée, ils ont monté un moteur de GT3 agrémenté de 2 turbos, viré le superflu (sièges arrières, clim.), ajouté un arceau, des jantes à écrou central, une suspension qui n’en a que le nom et un échappement qui annonce la voiture à 500 mètres. Résultat : 620 cv, 800 nm de couple, poids de 1260 kg, soit 2 kg par cheval, 350 km/h en pointe, 6.5 secondes pour passer de 100 km/h à 200 km/h et le kilomètres départ arrêté en 20 seconde. Prix : 1'300'000.- francs français. Pour plus de détail: Flat 6 d’avril 2001.
Ici, on n'entre pas dans un autre monde, mais sur une autre planète. La voiture est très typée circuit, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur. Au début, il faut aller au-delà de son appréhension pour appuyer l’accélérateur à fonds sur les 3 premiers rapports. Le moteur en porte-à-faux arrière a du bon en terme de motricité. Une voiture pareille sera forcément frustrante pour moi, puisque je me rends bien compte que mes capacités sont très vite dépassées par celle de la voiture. Y a pas de mots pour décrire une telle poussée sur les premiers rapports, faut l’essayer pour y croire. A partir de 200 km/h, elle reprend comme la Modena à 100 km/h. Je passerais sur le bruit incroyable, proche d’une voiture à échappement libre, sur la dureté des suspensions et sur la conduite en agglomération pour terminer sur la fin du stage (vers 13 heures). Là j’ai eu une chance de pendu, puisque je suis passé en dernier au test d’accélération avec la RTS-1 et le moniteur m'a dit de m’asseoir dans le baquet du passager et aux autres moniteurs de prendre le volant et de montrer aux stagiaires ce que peuvent faire ces voitures…
Et là, cela troue le slip, si je puis me permettre. Des vitesses de passage en courbe incroyable, des freinages à pleurer, le tout en décontraction complète (le moniteur, pas moi). Pour plaisanter, il a laissé passer la 360 Modena et mis la patate pour la dépasser à 260 km/h comme si c'était une vulgaire camionnette diesel, le tout, je le rappelle, sur route ouverte …
D'après le moniteur, on est atteint les performances d'une McLaren F1 !!
Voilà, c'est 13 heures, l'heure de quitter ces merveilles roulantes et il ne me reste plus qu'à économiser!
Pour terminer, si vous avez 5'000.- de côté, n'hésitez pas, c'est une expérience inoubliable que de conduire des voitures qui sont parmi les plus puissantes au monde. Et si ça vous intéresse, j'ai les photos du délits.
est en effet au top.
Je l' ai, pour ma part, effectué en 98.
A l' époque, j' ai pu essayer un Boxster 2,5, une 993 bi-turbo, une Z3 M, une F 355 boite 6 et une F 355 boite F1.
J' ai pu conduire chaque auto pentant 3/4 d' heure dans une ambiance sensas.
Le rapport qualité/prix/sensations est imbattable pour un passionné.
.... Ils n'ont pas la trouille de laisser de pareils monstres aux mains de conducteurs dont ils ne conaissent pas les capacités à maitriser de pareils monstres ??? Ils sont tous encore en vie les monos ?? Je ne veux pas paraitre rabat joie, mais il me semble qu'il serait plus prudent et raisonnable de faire ce genre de stages sur circuit.
me concerne, les moniteurs étaient très sympas et pédagogues. J' ai effectué le stage au tout début de son existence, on était 5, tous des passionnés, pas des fous furieux.
Au début du stage, les monos donnent les règles de base (distances de sécurité, accélération roues droites...) et nous rassurent (c' est quand même une sacrée émotion d' essayer tout ça pendant 5 heures).
Avant de démarrer sur chaque auto, le type te conseille sur la voiture en particulier : par exemple avec la Ferrari, passage des vitesses avec la fameuse grille si tu ne l' as jamais fait.
Pendant la conduite, interdiction de doubler le véhicule devant toi et il te conseille pendant le trajet. C' est sympa, car tu y gagnes vraiment pour le futur (en ce qui me concerne, j' ai acheté ma Porsche 6 mois + tard).
Lorsque le tracé le permet, le mono te demande de ralentir pour laisser s' échapper le véhicule qui te précède puis te permet d' accélérer à fond.
Tout ça, c' était pour les premiers stages en 98, maintenant, apparemment, ça a évolué avec des autos préparées et des "tests" adaptés. A l' époque, les organisateurs flipaient pas mal sur les radars et les avaient repérés avant.
C'est vrai, essayer une voiture de plus de 600 ch sur route ouverte est limite. C'est pas l'idéal en terme de sécurité. D'ailleurs, de même essais sont organisés avec les mêmes voitures sur circuit à SPA.
Les moniteurs connaissent bien le coins et savent conduire. L'organisateur s'appelle Olivier Colleau pour ceux qui connaisse. C'est lui qui restait dans la voiture la plus puissante et pour le test d'accélération, il m'a dit:"ne fais que ce que je te dis, je te dirais quand accélérer, quand freiner et quand changer de vitesse". Et là, il faut lui faire confiance, mais c'est une expérience étonnante, il faut se forcer à laisser le pied au fond.
C'est sûr que j'ai eu petit frisson lorsque dans la ligne droite avec la biturbo de 540 cv, je suis passé sur le petit dos d'âne à plus de 200 km/h sans visibilité, mais avec les collègues sur la bute qui me disaient d'y aller...
Les consignes sont les mêmes que celle de Yannick: accélérer roues droites, n'accélérer que lorsque la visibilité est parfaite. Pour moi, je suis aller aux alentours du circuit du Castellet et il n'y avait pas de radar. Par contre, le moniteur de la Ferrari 360 Modena flippait car vu la largeur de la voiture et la position de conduite très basse, on avait tendance à rouler trop à gauche.
Maintenant, vu le prix, cela ne s'adresse pas à tout le monde et ce n'est pratiquement que des passionnés qui s'y collent et pas des jeunes inconscients.
Pour moi, je vais surement essayer tout cela sur circuit et je vous raconterais.
Pour terminer, je fais un peu de pub pour mon site sur l'Audi-Porsche RS2: www,rs2-club.net.
j' ai essayé une RS 2 au printemps et c' est à cette occasion que j' ai découvert ton site.
Alors une question au spécialiste : les RS 2 sont elles bridées à 250 km/h ou non ? Existe-t-il des différences entre les modèles Allemands et Français peut-être ? Le vendeur m' a assuré que celle que j' essayais (provenance Allemagne) l' était.
On peut voir pourtant sur les essais d' époque une vitesse de plus de 260 km/h.
En ce qui concerne l' auto, je l' ai trouvée très impressionnante mais je n' ai pas accroché à l' effet "turbo" très prononcé. Il faut dire que je fais beaucoup de ville. La suspension également, qui était d' origine, aurait mérité, comme sur certaines Porsche, d' être rafermie.
Sans ces défauts, j' aurais sans doute craqué en attendant de passer à la 993 (j' ai actuellement un
3,2l). Mais c'est vrai qu' il est difficile de se faire à l' idée de se séparer de sa Porsche.
N' hésite pas à me (nous) faire part de ton témoignage si tu essayes la RS 4.
La RS2 est effectivement bridée et peu de gens le savent. Mais le limiteur intervient à 262 km/h réel, soit 270 km/h au compteur et il n'y a pas de différence avec les voitures allemandes (à ma connaissance). Après la RS2, toutes les Audis rapident furent limitées à 250 km/h, en théorie puisqu'en
réalité, il semble que le limiteur intervient de façon fantaisite au-delà de 250 km/h, phénomène qui est aussi valable pour les BMW.
Sur ton jugement de la voiture, je suis d'accord avec toi, l'effet turbo est très marqué (difficile de sortir 315 ch d'un 2.2 litres autrement) et la suspension est un peu molle en conduite sportive, mais préserve un certain confort. C'est le prochain point que je vais améliorer sur la mienne. Par contre quelques petites modifications (boîtier électronique,
échappement, admission, soupape de décharge) peuvent atténuer ce phénomène, qui est pour moi un des charmes désuets de ce modèle.
Pour la RS4, je l'ai essayée. C'est vrai que ça avance, mais elle manque de sensations, on va très vite sans s'en rendre compte. C'est malheureusement
ce que je constate sur les voitures d'aujourd'hui. C'est pourquoi j'ai préféré préparer ma RS2 qui marche maintenant mieux qu'une RS4 d'origine et surtout freine mieux (merci Porsche). J'arrive à 351 ch pour 490 nm de couple (voiture mesurée sur un banc pour 4 roues motrices) contre 380 ch et 440 nm pour la RS4. Voici quelques chronos d'accélération avec la voiture
lancée entre 140 et 180 km/h sur différents rapports. Les chronos des autres voitures et de la RS2 d'origine proviennent de la Revue Automobile Suisse.
Dernier point qui me fait préférer une RS2 à une RS4, c'est son affiliation à Porsche, et là je ne pense pas que vous allez me contredire ...
Pour la petite histoire, j'ai rencontré plusieurs proprios de RS2 qui avaient fait modifié leur boîtier électronique dans une "grande surface", type Superchips ou Powerchips, et qui annoncaient entre 380 et 400 ch, mais sans mesure au banc avant et après. Résultat, leurs voitures ne m'ont pas parues marcher mieux qu'une RS2 d'origine. D'ailleurs sur cette voiture, les puissances réelles diffèrent passablement d'un exemplaire à l'autre, la mienne n'affichait que 294 ch avant modification du boîtier.
C'est vrai, essayer une voiture de plus de 600 ch sur route ouverte est limite. C'est pas l'idéal en terme de sécurité. D'ailleurs, de même essais sont organisés avec les mêmes voitures sur circuit à SPA.
Les moniteurs connaissent bien le coins et savent conduire. L'organisateur s'appelle Olivier Colleau pour ceux qui connaisse. C'est lui qui restait dans la voiture la plus puissante et pour le test d'accélération, il m'a dit:"ne fais que ce que je te dis, je te dirais quand accélérer, quand freiner et quand changer de vitesse". Et là, il faut lui faire confiance, mais c'est une expérience étonnante, il faut se forcer à laisser le pied au fond.
C'est sûr que j'ai eu petit frisson lorsque dans la ligne droite avec la biturbo de 540 cv, je suis passé sur le petit dos d'âne à plus de 200 km/h sans visibilité, mais avec les collègues sur la bute qui me disaient d'y aller...
Les consignes sont les mêmes que celle de Yannick: accélérer roues droites, n'accélérer que lorsque la visibilité est parfaite. Pour moi, je suis aller aux alentours du circuit du Castellet et il n'y avait pas de radar. Par contre, le moniteur de la Ferrari 360 Modena flippait car vu la largeur de la voiture et la position de conduite très basse, on avait tendance à rouler trop à gauche.
Maintenant, vu le prix, cela ne s'adresse pas à tout le monde et ce n'est pratiquement que des passionnés qui s'y collent et pas des jeunes inconscients.
Pour moi, je vais surement essayer tout cela sur circuit et je vous raconterais.
Pour terminer, je fais un peu de pub pour mon site sur l'Audi-Porsche RS2: www.rs2-club.net.