February 19 2001 at 6:08 PM No score for this post
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Ok j'ai fini le roman et maintenant j'ai plein de questions.
La première: Pourquoi est-ce que le narateur partirait en Italie? Sa femme est venue et elle a fait du tourisme mais lui, il n'a rien fait. Il a dit lui-même "Pourquoi est-ce que je suis ici?" mais c'était à la fin du voyage. Quelles sont ses raisons pour partir au début?
2me: Pourquoi est-ce qu'il est resté à l'hôpital? Il se sentait assi bien pour sortir le soir et pour jouer au tennis. S'il avait vraiment eu mal il serait rester à l'hôpital. De plus, s'il avait vraiment mal, pourquoi ne pas revenir à Paris où il connaît son médecin? Et finalment, est-ce que quelqu'un d'autre trouve bizzare qu'il soit sorti avec son médecin?
-Matt
This message has been edited by adurand on Feb 19, 2001 6:24 PM
En lisant le message de Matt qui questionne le séjour du narrateur à l'hôpital, j'ai réalisé un autre point commun avec le roman de Houellebecq, "Extension du domaine de la lutte", puisque là-aussi le narrateur effectue un séjour à l'hôpital. Il est vrai que chez Houellebecq il semble avoir une meilleure raison d'y aller. Cependant, on remarque dans les deux romans un certain détachement contemplatif lors du séjour en milieu hospitalier, un autre bel exemple de non-lieu.
APD
This message has been edited by adurand on May 21, 2001 9:15 AM
1) Pourquoi pas. Même pour moi, ce fut quelque chose d’instinctif, de pulsionnel. J’en avais un peu marre d’être dans cette cuisine depuis cinq ou six mois (car vous aurez remarqué que la première partie du livre, à l’exception des quatre, cinq, premières pages, se passe dans une cuisine)
2) Sur l’hospitalisation du narrateur, je dois avouer que j’étais très conscient qu’après avoir blessé Edmondesson au front, le narrateur a commencé à avoir mal... au front (aux sinus, plus particulièrement, en l’occurrence, et par parenthèse, comme moi à l’époque où j’écrivais le livre). La scène du dîner avec le médecin est naturellement tout à fait décalée et peu vraisemblable (et sans doute influencée par la fantaisie qu’on trouve dans les comédies italiennes)
"Pourquoi pas". Ca, c'est chouette! J'aime bien le "pourquoi pas" et les choses faites au hasard. C'est un concept, qui n'existe pas assi souvent dans notre monde de raison. Même pour le protagoniste. Même pour l'auteur. Même pour le lecteur.
bien fait!
-Matt
This message has been edited by adurand on Mar 26, 2001 8:52 AM