En lisant le roman, « Vacances dans le coma », je trouve que c’est un bon exemple de globalisation ou mondialisation. Il y a beaucoup de « franglais » et beaucoup de produits que je reconnais. On ne sait pas si on est à Paris, à New York, ou à Tokyo, parfois. L’auteur a aussi fait mention du roman « La salle de bain », dans la liste à la page 37, que je trouve un peu rigolo.
Je trouve les commentaires de Marthe, Erika et Jennifer très intéressants. Est-qu'il y a vraiment une langue d'un non-lieu? Est-ce qu'une langue d'un non-lieu est toujours un mélange des autres pour ne pas s'identifier à un endroit spécifique?
This message has been edited by adurand on Mar 7, 2001 2:08 PM
Je trouve cette question très pertinente pour le monde d'aujourd'hui. La langue d'un non-lieu doit éviter les mots entièrement. Quel type de communication pourrait être meilleure dans ce rôle que la musique? Le monde du DJ et de la musique électronique sont parfaits pour montrer ce rôle, parce que chaque week-end, à Tokyo, à Paris, à New York, aux champs d'Angleterre, aux déserts, montagnes, et plages américains, des millions de jeunes se réunissent pour écouter des milliers de DJs parlant la même langue. Ces endroits sont facilement nommés «non-lieux». Tous les détails historiques ou identifiants de la plage disparaissent quand on fait attention au DJ et à la musique.
This message has been edited by adurand on Mar 15, 2001 4:01 PM This message has been edited by adurand on Mar 15, 2001 4:01 PM
Je trouve le commentaire de Matt sur la musique très intéressant. C'est vrai que tout le monde peut apprécier la musique si nous comprenons les mots ou pas. Beaucoup de personnes vont à l'opéra dans une langue étrangère sans la comprendre, et ils l'aiment quand-même.
Quand j'ai visité la France, j'ai écouté beaucoup de musique américaine à la radio. C'est un petit exemple de ce dont Matt parle. C'est aussi un autre exemple de la mondialisation selon Marthe.
This message has been edited by adurand on Mar 21, 2001 9:44 AM
Rien n'est pur, la langue et la culture sont fragmentées d'autres langues et d'autres cultures. Joss mélange la musique qui est une représentation de la langue et de la culture présente. Le livre "Vacances dans le Coma" est fait en pièces de la langue et de la culture: le français et l'anglais, le monde des drogues et la réalité, l'homme organe et l'homme cyborg. Mais c'est cette fragmentation qui crée des liens entre la foule à la fête dans la discothèque, si quelques-uns parlent seulement le français et d'autres parlent seulement l'anglais, ils restent isolés. Alors la culture fragmentée donne aux gens une façon de s'associer par la musique, la langue mélangée, et les drogues populaires.
This message has been edited by adurand on Mar 26, 2001 9:02 AM
Les messages de Marthe et d'Erika nous dirige vers la question de la mondialisation de la langue anglaise. Dans ce monde du "non-lieu" littéraire, où se trouvent les langues natales, les patois, les dialectes? C'est une question importante en face des phrases franglaises dans ce livre. La question devient, bien sûr, comment est-ce que l'on pourra s'exprimer originellement et profondément dans sa langue natale? La question qui précède celle de l'expression est celle de la conception de l'originalité elle-même. Est-ce possible d'être original dans un langage dans un monde composé de non-lieux?
This message has been edited by adurand on Mar 6, 2001 5:03 PM
Je pense que l'idée de Kelli (un mélange des langues dans les non-lieux) est très intéressante. Souvenez-vous de La Salle de bain, quand le narrateur et le barman conversent, mais ils ne parlent pas la même langue. Aussi à l'hôtel à Venise, il a trouvé "Lecture des Pensées de Pascal", écrit par un homme français, traduit en anglais.
This message has been edited by adurand on Mar 9, 2001 9:34 AM
Cette conversation-ci est très intéressante. Je me demande si l’on risque de confondre la mondialisation avec les non-lieux. Est-ce que le monde entier est lentement devenu un non-lieu ou est-ce que les non-lieux n’existent que dans « les poches », étalées à travers chaque société ou culture ?
This message has been edited by adurand on Mar 20, 2001 7:38 PM
Le monde est devenu un non-lieu. La planète s'uniformise au son des Daft Punk (groupe français qui chante en anglais). "Vacances dans le coma" est peut-être de la "pop-littérature" au sens où il existe un "pop-art", c'est-à-dire un art qui fait rentrer le monde moderne dans les oeuvres, sans le juger. De même que Warhol a pris la boîte de soupe Campbell pour la mettre dans un musée, moi (humblement) je prends la discothèque et la fait rentrer en littérature. Je ne sais pas si c'est une bonne ou une mauvaise chose, mais la mondialisation consiste principalement à transformer le monde en discothèque géante et hypermarché surpeuplé. J'ajoute que j'aime bien l'expression "non-lieu" car, dans un tribunal français, cela signifie que l'accusé est déclaré non coupable.
La mondialisation vient avec les non-lieux, mais est-ce que la musique, vraiment, construit des non-lieux? Bien sûr, la musique est comprise par ceux qui habitent sur tout, mais la musique qui a toujours la meilleure réception de la part du public est la musique qui peut établir une connection personnelle avec ceux qui sont dans le public.
Comme musicien, j'aimerais bien que ma musique soit connue de tous, mais en même temps je veux établir une connection avec mon public.
Est-qu'il y'a d'autres qui font de la musique? Que pensez-vous?
-matt
This message has been edited by adurand on Mar 26, 2001 9:06 AM