Je trouve que <Vacances dans le coma> force un peu sur les détails de la vie. Peut-on le considérer comme un roman minimaliste? Je parle de la page 34, quand les majordomes échangent leurs manteaux pour des numéros de vestiaire. Je trouve ça un évènement assez banal. Il n'est pas si minimal que <La salle de bain> qui était pleine de descriptions comme ça, mais je commence à penser que cet aspect est essentiel aux non-lieux.
This message has been edited by adurand on Mar 20, 2001 10:52 PM
En lisant les premiers chapitres de "Vacances" il me semble que Marc est un peu comme Tisserand dans "Extension du Domaine de la Lutte" Il vit pour les fêtes et les femmes. Il a mis les pillules dans la boisson d'une femme pour la droguer. Il offre aux femmes une limonade, je le trouve un cochon.
This message has been edited by adurand on Mar 21, 2001 7:54 AM
Il existe quand même une différence de taille entre Marc Marronnier et Tisserand. Contrairement au second, le premier a du succès avec les femmes bien qu'il reste finalement fidèle à la sienne, Anne, qui apparaît à la fin du roman. Le point commun peut-être entre les deux, c'est qu'ils se sentent emportés dans le tourbillon de notre époque contemporaine. Chez Marc, l'euphorie semble l'emporter (justement parce qu'il a du succès avec sa femme) alors que Tisseran est condamné au drame puisqu'il ne parvient jamais à séduire. Pire, il est constamment rejeté.